L’Afrique de l’Ouest s’impose comme un carrefour particulièrement vulnérable face à l’expansion de la criminalité numérique, affichant « un taux de participation de 94 % au sondage mené auprès des pays membres ».
Selon le rapport d’évaluation des cybermenaces d’INTERPOL, les États de la région estiment que « la cybercriminalité représente probablement plus de 30 % de l'ensemble des crimes enregistrés », une statistique qui témoigne de la complexité croissante des opérations malveillantes.
L’organisation relève notamment que « l’Afrique de l'Ouest est identifiée comme la région la plus active pour les détections de attaques de type BEC » (compromission d'e-mails professionnels), tandis que les rançongiciels, les fraudes liées à l’argent mobile et les escroqueries en langue française continuent de peser lourdement sur l'écosystème numérique.
À l'échelle des pays, les réalités criminelles varient fortement mais affichent des pics d'activité préoccupants.
Le Nigeria cumule « 5 822 détections de rançongiciels » et représente « 29 % des détections de BEC signalées », tout en s'affirmant comme un pôle financier majeur avec « 92 milliards de dollars sur un total de 205 milliards de transactions crypto dans la région ».
De son côté, le Cap Vert a enregistré « des niveaux records de détections de rançongiciels en 2025 avec 16 997 détections », se positionnant au deuxième rang continental.
Le Mali se distingue quant à lui par « 3 494 incidents de sextorsion et 4 145 attaques par déni de service distribué (DDoS) », illustrant la diversification des tactiques criminelles locales.
D'autres nations font face à des défis spécifiques, à l’instar du Ghana où les pertes financières des jeunes victimes (18-24 ans) liées à la sextorsion « ont été multipliées par cinq en 2025, en raison de l'utilisation de la technologie des deepfakes ».
La Côte d'Ivoire fait face à la prolifération de fraudes sur les applications de crédit mobile, se classant au troisième rang des émetteurs d'adresses IP liées à l'extorsion avec « 64 111 détections ».
Des pays comme le Sénégal ont été directement ciblés par des opérations d'envergure, à l'image d'une tentative de fraude BEC visant une entreprise pétrolière et « déjouée dans le cadre de l'opération Sentinel d'INTERPOL ».
Selon le rapport d’évaluation des cybermenaces d’INTERPOL, les États de la région estiment que « la cybercriminalité représente probablement plus de 30 % de l'ensemble des crimes enregistrés », une statistique qui témoigne de la complexité croissante des opérations malveillantes.
L’organisation relève notamment que « l’Afrique de l'Ouest est identifiée comme la région la plus active pour les détections de attaques de type BEC » (compromission d'e-mails professionnels), tandis que les rançongiciels, les fraudes liées à l’argent mobile et les escroqueries en langue française continuent de peser lourdement sur l'écosystème numérique.
À l'échelle des pays, les réalités criminelles varient fortement mais affichent des pics d'activité préoccupants.
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De son côté, le Cap Vert a enregistré « des niveaux records de détections de rançongiciels en 2025 avec 16 997 détections », se positionnant au deuxième rang continental.
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