Malgré les progrès enregistrés au cours de la dernière décennie, le Sénégal fait encore face à d'importants défis en matière de planification familiale. Selon les autorités sanitaires et des acteurs de la société civile, 19 % des femmes mariées ont toujours des besoins non satisfaits en planification familiale.
« 19% des femmes mariées ont encore des besoins non satisfaits en Planification familiale (PF), et l’objectif national est de ramener ce taux à moins de 10 % », a déclaré la cheffe de la Division de la Planification familiale à la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (DSME), Dr Ndèye Awa Diagne.
La responsable a également indiqué avoir pris part récemment à une étude évaluant les besoins non satisfaits en planification familiale chez les personnes en situation de handicap.
Selon Dr Diagne, plusieurs obstacles continuent de limiter l'accès et le recours aux services de planification familiale. Elle cite notamment les pesanteurs socioculturelles, le déficit d'information chez les adolescents et les jeunes, ainsi que les difficultés d'accès géographique et financier auxquelles de nombreuses femmes restent confrontées.
De son côté, le secrétaire général de l'organisation 3CAP-Santé, Dr Karim Diop, a salué les avancées réalisées ces dernières années. Il a rappelé que le taux de prévalence contraceptive moderne chez les femmes en union est passé d'environ 12 % en 2012 à près de 26 % en 2023, permettant à 931 000 femmes d'utiliser une méthode moderne de contraception.
Selon lui, cette progression a permis d'éviter, en 2023, 360 000 grossesses non désirées, 128 000 avortements à risque et 830 décès maternels.
« Ces résultats montrent que la planification familiale sauve des vies », mais restent « insuffisantes » pour réduire durablement la mortalité maternelle, estimée à 236 décès pour 100 000 naissances vivantes, a insisté Dr Diop.
Il a toutefois averti que ces performances demeurent « insuffisantes » pour faire reculer significativement cet indicateur. À ses yeux, le Sénégal devra porter son taux de prévalence contraceptive moderne entre 40 et 45 % afin d'obtenir un impact plus marqué sur la mortalité maternelle.
Le responsable de 3CAP-Santé a enfin plaidé pour un engagement politique plus soutenu, un financement accru de l'achat des produits contraceptifs, la suppression des ruptures de stocks, ainsi qu'une implication renforcée des leaders religieux, communautaires et des familles dans la promotion de la planification familiale.
D’après l’APS, pour répondre à ces défis, le ministère de la Santé prévoit de renforcer des stratégies déjà mises en œuvre, notamment les « écoles des maris », la planification familiale communautaire, l'intégration des services de planification familiale avec ceux de la santé maternelle, néonatale, infantile et de la nutrition, tout en améliorant la qualité des données et la coordination des interventions.
Ces déclarations ont été faites lors d'un point de presse consacré aux gaps et aux besoins non satisfaits en planification familiale, organisé dans le cadre du suivi des engagements du Sénégal envers l'initiative Family Planning 2030 (FP2030).
« 19% des femmes mariées ont encore des besoins non satisfaits en Planification familiale (PF), et l’objectif national est de ramener ce taux à moins de 10 % », a déclaré la cheffe de la Division de la Planification familiale à la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (DSME), Dr Ndèye Awa Diagne.
La responsable a également indiqué avoir pris part récemment à une étude évaluant les besoins non satisfaits en planification familiale chez les personnes en situation de handicap.
Selon Dr Diagne, plusieurs obstacles continuent de limiter l'accès et le recours aux services de planification familiale. Elle cite notamment les pesanteurs socioculturelles, le déficit d'information chez les adolescents et les jeunes, ainsi que les difficultés d'accès géographique et financier auxquelles de nombreuses femmes restent confrontées.
De son côté, le secrétaire général de l'organisation 3CAP-Santé, Dr Karim Diop, a salué les avancées réalisées ces dernières années. Il a rappelé que le taux de prévalence contraceptive moderne chez les femmes en union est passé d'environ 12 % en 2012 à près de 26 % en 2023, permettant à 931 000 femmes d'utiliser une méthode moderne de contraception.
Selon lui, cette progression a permis d'éviter, en 2023, 360 000 grossesses non désirées, 128 000 avortements à risque et 830 décès maternels.
« Ces résultats montrent que la planification familiale sauve des vies », mais restent « insuffisantes » pour réduire durablement la mortalité maternelle, estimée à 236 décès pour 100 000 naissances vivantes, a insisté Dr Diop.
Il a toutefois averti que ces performances demeurent « insuffisantes » pour faire reculer significativement cet indicateur. À ses yeux, le Sénégal devra porter son taux de prévalence contraceptive moderne entre 40 et 45 % afin d'obtenir un impact plus marqué sur la mortalité maternelle.
Le responsable de 3CAP-Santé a enfin plaidé pour un engagement politique plus soutenu, un financement accru de l'achat des produits contraceptifs, la suppression des ruptures de stocks, ainsi qu'une implication renforcée des leaders religieux, communautaires et des familles dans la promotion de la planification familiale.
D’après l’APS, pour répondre à ces défis, le ministère de la Santé prévoit de renforcer des stratégies déjà mises en œuvre, notamment les « écoles des maris », la planification familiale communautaire, l'intégration des services de planification familiale avec ceux de la santé maternelle, néonatale, infantile et de la nutrition, tout en améliorant la qualité des données et la coordination des interventions.
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