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A la frontière colombienne, premières échauffourées du côté vénézuélien

Ce samedi 23 février 2019, le chef de file de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido entend faire entrer dans son pays l'aide humanitaire bloquée de l'autre côté de la frontière, en Colombie. Le président Maduro, qui voit dans cette assistance une manœuvre des Etats-Unis pour intervenir militairement contre son régime, a bloqué tous les accès entre les deux pays.




Des militaires vénézuéliens ont fait usage de gaz lacrymogènes ce samedi matin pour disperser des dizaines de personnes qui voulaient traverser la frontière entre le Venezuela et la Colombie au niveau d'Ureña, sur le pont Francisco de Paula Santander, dans l'Etat de Tachira. Caracas avait annoncé la veille la fermeture de ce pont, parmi d'autres, pour empêcher le passage d'aide humanitaire prévu par l'opposition, et perçu par le régime chaviste comme un cheval de Troie.
Toujours à Ureña, où des barricades ont été installées par des manifestants, la garde nationale bolivarienne répond aux jets de pierre par des tirs de gaz lacrymogènes, mais aussi de balles en caoutchouc. Dans ces affrontements, on retrouve des volontaires, mais aussi de nombreux habitants souhaitant traverser pour aller travailler en Colombie, parce qu’ils dépendent du commerce informel de l’autre côté, explique notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille.

 
Trois militaires vénézuéliens - un lieutenant et deux sergents - auraient déserté et auraient aidé des volontaires à forcer les barrières du pont Simon Bolivar avec deux blindés. Un quatrième soldat aurait fait défection sur le pont de Santander. Selon M. Guaido, ce « ne sont pas des déserteurs, ils ont seulement décidé de rejoindre notre lutte ». Le ministre Freddy Bernal dénonce lui un coup monté : « un cuisinier » et « un fonctionnaire » auraient volé des blindés « avec la complicité de la Colombie ».

La situation est calme en revanche sur le pont Tienditas, rapporte notre envoyée spéciale Marie Normand. C'est là qu'étaient organisés vendredi 22 février deux concerts. L'un en faveur de l'entrée de l'aide humanitaire au Venezuela, l'autre en soutien au président Nicolas Maduro. Les partisans du chef d'Etat vénézuélien ont installé des tables de ping-pong devant la scène où doit avoir lieu un nouveau concert contre l’entrée de l’aide humanitaire, perçue comme une ingérence.

rfi.fr

Samedi 23 Février 2019 - 16:39



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