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Accusée de soutenir le maréchal Haftar, la France réaffirme son appui à Tripoli



Accusée de soutenir le maréchal Haftar, la France réaffirme son appui à Tripoli
Le ministère libyen de l'Intérieur accuse la France de soutenir le maréchal Khalifa Haftar dans son offensive militaire contre Tripoli. Paris dément et réitère son soutien au Gouvernement d'union nationale (GNA).

La France a réaffirmé jeudi son soutien au Gouvernement d'union nationale (GNA) libyen après l'annonce par Tripoli de la suspension de la coopération sécuritaire avec Paris pour protester contre son soutien présumé au maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est libyen.

"La France soutient le gouvernement légitime du Premier ministre Fayez al-Sarraj et la médiation de l'ONU pour une solution politique inclusive en Libye", a affirmé une source à l'Élysée. "Les déclarations de Tripoli de soutien et couverture diplomatique à Haftar sont complètement infondées", a par ailleurs déclaré un responsable au ministère français des Affaires étrangères.

Un peu plus tôt, le ministère libyen de l'Intérieur avait annoncé la suspension de la coopération militaire avec la France, accusant Paris de soutenir le maréchal Khalifa Haftar, dont l'Armée nationale libyenne (ANL) a lancé il y a deux semaines une offensive militaire en direction de la capitale Tripoli.

Plusieurs sites d'information signalent que des Libyens ont manifesté mardi 16 avril à Tripoli, en portant des gilets jaunes, contre le soutien présumé de la France au chef de l'ANL.

Mandat d'arrêt contre mandat d'arrêt Dans la même journée, le procureur général militaire du GNA a émis un mandat d'arrêt contre Khalifa Haftar, en réponse à un mandat d'arrêt émis par l'ANL contre Fayez al-Sarraj.

Le GNA "œuvre pour le lancement d'un mandat d'arrêt international par la Cour pénale internationale (CPI)" à l'encontre du chef de l'Armée nationale libyenne, accusé de "crimes de guerre", selon un porte-parole du gouvernement de Tripoli.

Par ailleurs, l'émissaire de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé, a mis en garde jeudi contre un "embrasement généralisé" en Libye du fait de la poursuite de l'offensive militaire contre Tripoli, "encouragée" selon lui par les divisions internationales.


AFP et Reuters

Salif SAKHANOKHO

Jeudi 18 Avril 2019 - 22:11



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