L'ex-Premier ministre et candidat à la présidentielle de 2017 François Fillon. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Y-a-t-il eu ou non des pressions politiques exercées sur la justice ? C’est la question à laquelle devra répondre le Conseil supérieur de la magistrature. Une question qui se pose après les propos troublants tenus le 10 juin par l’ex-procureure nationale financier Eliane Houlette, qui a affirmé que le parquet général avait exercé « un contrôle très étroit » sur son instruction du dossier Fillon, en 2017.
Des propos « déformés », qu’elle a « regrettés » le lendemain dans un communiqué. Selon l’ancienne magistrale, c’est en toute indépendance qu’elle a décidé de la mise en examen de François Fillon, les pressions qu’elles auraient subies « étaient d’ordre purement procédural ».
Il n’empêche, ces déclarations suscitent l’émoi de la classe politique et du clan de François Fillon, qui a toujours dénoncé une instrumentalisation politique pour faire échouer celui que l’on présentait alors comme le favori de l’élection.
Ce qu’il « pressentait » est désormais « établi » : « L’enquête n’a pas suivi un cours normal », assure ce samedi son avocat dans Le Figaro. Emmanuel Macron, qui a profité de l’affaiblissement du candidat Fillon en 2017, affirme dans un communiqué qu’il est « essentiel de lever tout doute sur l’indépendance et l’impartialité de la justice dans cette affaire ».
Des propos « déformés », qu’elle a « regrettés » le lendemain dans un communiqué. Selon l’ancienne magistrale, c’est en toute indépendance qu’elle a décidé de la mise en examen de François Fillon, les pressions qu’elles auraient subies « étaient d’ordre purement procédural ».
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