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Affaire Khalifa Sall: la défense et la partie civile se flinguent après la ratification de la commission ad hoc

En attendant le procès vers lequel on s’achemine inéluctablement après le déclenchement de la procédure de levée de l’immunité parlementaire du député-maire de Dakar, c’est par voie de presse que les avocats de Khalifa Sall, la défense donc, et ceux de l’Etat du Sénégal, partie civile dans cette affaire, s’affrontent.



Affaire Khalifa Sall: la défense et la partie civile se flinguent après la ratification de la commission ad hoc
La liste des membres de la Commission ad hoc chargée d’examiner la levée de l’immunité parlementaire du député-maire de Dakar ratifiée hier, Me Cheikh Khoureych BA, conseil de Khalifa Sall préfère « s’en réjouir » plutôt que de « se désoler ». « La stratégie de divertissement a commencé pas nécessairement pour m’en désoler mais je m’en réjouis parce que c’est quelqu’un que d’aucun disait qu’il n’avait pas de vêtements, maintenant on accepte qu’il les porte et qu’il faut les enlever. C’est déjà un premier pas. Malheureusement, il faut qu’on soit logique, donc on entend la suite, on va voir sur quelle forme, sous quelle modalité, le député intéressé sera entendu par la commission. Et, on verra la suite », assène-t-il non sans marteler que « cela pose un problème de fond », sur Rfm. 

« Parce que vous voyez qu’à chaque législature, le rapport de force change et c’est toujours  le système de la majorité qui s’impose. Et c’est une majorité qui nous dit qu’elle n’est pas liée par le respect scrupuleux, quasi religieux de la primauté de la règle de droit parce qu’il n’y a que cela qui peut sauver un pays. Il faut que les gens se disent qu’au dessus de nous tous, il y a la loi. Vous avez des personnes qui subissent l’injustice mais dès qu’elles arrivent au pouvoir, elles restaurent un régime qui fait subir l’injustice. C’est un éternel recommencement », dénonce la robe noire.

La réponse ne tarde pas du côté de la partie civile. Montant au créneau, Me Baboucar Cissé pense que « l’Assemblée nationale (n’a pas) contré la règle de droit ».

« Ce n’est pas l’Etat qui a demandé la levée de l’immunité parlementaire. L’Etat du Sénégal est partie civile dans le dossier Khalifa Sall et ne peut donc pas demander une levée de l’immunité parlementaire de la personne qui est poursuivie. La partie civile n’a pas ce droit-là. Maintenant, le Parquet qui est maître des poursuites, il lui appartient d’apprécier s’il y a lieu ou pas de le faire. Sur ce point précis, c’est une appréciation personnelle du Parquet mais pas de l’Etat, d’autant plus que l’Etat est conforté dans sa position dans cette affaire-là par un arrêt de la Chambre d’accusation rendu tout récemment le 20 septembre 2017 où Monsieur Khalifa Sall a prévalu son statut de député pour demander sa mise en liberté et la suspension des poursuites. La chambre d’accusation a estimé que sa qualité de député ne pouvait pas valoir dans cette affaire-là …», dit-il. 


Vendredi 3 Novembre 2017 - 14:31



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