Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)

Affaire Softcare : le Dr Moussa Diallo au cœur d’un bras de fer avec l’administration



Entre soupçons de corruption, présence de produits périmés et pressions administratives, l’affaire Softcare prend une tournure de plus en plus préoccupante, selon le journal Libération. Alors que la santé publique est en jeu, le silence des autorités et le traitement infligé au lanceur d'alerte, le Dr Moussa Diallo, soulèvent de graves questions.
 
​D’après Libération, l’origine du dossier ne souffre d’aucune ambiguïté. A deux reprises, l’Inspection pharmaceutique, dirigée par le Dr Moussa Diallo, a formellement identifié la présence de produits périmés au sein de la chaîne de production de l'entreprise Softcare. Ces inspections confirmaient les alertes initiales d’un ancien employé, licencié pour avoir tenté de prévenir sa direction des risques encourus.

Pourtant, malgré la gravité de ces preuves, une situation surréaliste s'est installée. Sur la base d’un communiqué de l'Autorité de Régulation (Arp) publié avant même la transmission du second rapport des inspecteurs Softcare a été "réhabilitée". Aujourd'hui, l'entreprise continue non seulement de commercialiser ses produits, mais organise également des séances de tests gratuits, au mépris du principe de précaution, rapporte Libération.
 
​Le 30 décembre dernier, le dossier a franchi un nouveau palier dans l'absurde. Au lieu de recevoir les honneurs pour avoir protégé la population, le Dr Moussa Diallo a reçu une demande d’explication. La hiérarchie lui reproche d'avoir brisé son devoir de réserve et d'avoir évoqué des tentatives de corruption dans la presse.
 
​Dans sa réponse, relayée par Libération, Dr Diallo démonte point par point les accusations portées contre lui. Sur la corruption, il réaffirme avoir été approché à quatre reprises par des émissaires chinois pour être corrompu, précisant n'avoir jamais mis en cause le Directeur Général de l'Arp, contrairement aux accusations portées contre lui.
 
Sur la communication, il justifie sa sortie médiatique par la stratégie de "l'injoignabilité" organisée par l'Arp après la publication de leur communiqué. Sur le devoir de réserve, le Dr Diallo rappelle un principe éthique fondamental, l'obligation de réserve s'efface devant une menace imminente de santé publique.
 
Libération s’interroge également sur le silence du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
​Où est passé le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique ? Après avoir annoncé une enquête conjointe avec le ministère du Commerce jugée superflue par de nombreux observateurs au vu des rapports de l'Inspection déjà disponibles les autorités de tutelle sont devenues aphones. « Le silence du ministère, alors que des produits suspectés d'être dangereux sont encore dans la nature, est une démission face à ses responsabilités », s’inquiètent certains observateurs cités par le journal.
 
 


Samedi 3 Janvier 2026 - 16:43


div id="taboola-below-article-thumbnails">

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter