Les résultats de la dixième enquête Afrobaromètre menée dans 38 pays africains montrent que la plupart des Africains souhaitent choisir leurs dirigeants au moyen d'élections équitables et déclarent participer au processus électoral. Si les Africains restent profondément attachés aux élections, leur confiance envers les institutions chargées de les organiser s'effrite dangereusement. Le soutien au principe des élections demeure majoritaire sur le continent. Environ 74 % des citoyens estiment que les dirigeants doivent être choisis par des scrutins réguliers, ouverts et honnêtes. Ce désir de démocratie se traduit par une participation active, avec 71 % des sondés déclarant avoir voté lors de la dernière élection nationale. Cependant, ce soutien est en déclin.
Sur la dernière décennie, l'adhésion aux élections a chuté de 8 points de pourcentage dans les pays suivis régulièrement. Des baisses spectaculaires sont observées dans des pays comme l'Eswatini (-23 points), le Mali (-21 points) ou l'Afrique du Sud (-16 points).
Le point le plus critique de l'étude concerne les organismes de gestion électorale. Seuls 38 % des Africains font confiance à la commission électorale de leur pays. Ce manque de crédibilité est alimenté par plusieurs facteurs. Si 55 % des répondants jugent leur dernière élection globalement "libre et transparente", plus d'un tiers (36 %) est d'un avis contraire.
Près de deux citoyens sur dix (19 %) disent avoir craint des violences ou des intimidations pendant la campagne. Plus inquiétant, 28 % pensent qu'il est probable que des personnes puissantes puissent découvrir pour qui ils ont voté.
Au-delà de l'urne, c'est l'efficacité même du système qui est remise en question. Bien que 77 % des citoyens pensent que les élus devraient suivre les demandes des électeurs, seuls 17 % estiment que leurs députés sont réellement à l'écoute. Malgré cette désillusion, les Africains ne sont pas prêts à abandonner le multipartisme. Une large majorité rejette les alternatives non démocratiques . 79 % s'opposent à la dictature (un président qui déciderait de tout sans Parlement). 76 % rejettent le système de parti unique. 63 % soutiennent le besoin de plusieurs partis politiques pour garantir un véritable choix.
Sur la dernière décennie, l'adhésion aux élections a chuté de 8 points de pourcentage dans les pays suivis régulièrement. Des baisses spectaculaires sont observées dans des pays comme l'Eswatini (-23 points), le Mali (-21 points) ou l'Afrique du Sud (-16 points).
Le point le plus critique de l'étude concerne les organismes de gestion électorale. Seuls 38 % des Africains font confiance à la commission électorale de leur pays. Ce manque de crédibilité est alimenté par plusieurs facteurs. Si 55 % des répondants jugent leur dernière élection globalement "libre et transparente", plus d'un tiers (36 %) est d'un avis contraire.
Près de deux citoyens sur dix (19 %) disent avoir craint des violences ou des intimidations pendant la campagne. Plus inquiétant, 28 % pensent qu'il est probable que des personnes puissantes puissent découvrir pour qui ils ont voté.
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