Ces augmentations sont contenues dans l'avant-projet de loi des finances complémentaires pour 2018.
Selon notre correspondant en Algérie les augmentations prévues dans la nouvelle loi sont excessivement élevées surtout pour les passeports.
Le premier ministre a tenté de justifier ces hausses par le fait que ces documents ont une longue durée de vie.
Il a rappelé que le déficit budgétaire du pays s'élève à 1800 milliards de dinars couverts par les emprunts du trésor auprès de la banque d'Algérie.
Le président Bouteflika a rejeté ces mesures. Il a décidé du retrait de toute augmentation de droit proposée sur les documents administratifs.
Il a également demandé une seconde lecture de cette loi des finances complémentaire afin de supprimer les dispositions prévoyant la concession du foncier agricole aux investisseurs étrangers.
Ces derniers mois, le chef de l'Etat algérien avait déjà écarté une série d'autres propositions de son gouvernement, comme celles sur la vente de quelques 1200 entreprises d'états en difficulté financières ou en faillite.
Les observateurs font remarquer que ces mesures prises par le président Bouteflika interviennent à 10 mois des élections présidentielles.
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