En Côte d’Ivoire, c’est ce mardi 1ᵉʳ septembre que s’ouvre la grande campagne de commercialisation du cacao avec l’annonce du nouveau prix bord champ du kilogramme de l’or brun ivoirien. Cela coïncide également avec l’entrée en vigueur du système national de traçabilité. Désormais, la carte du producteur devient obligatoire pour mieux identifier les producteurs, contrôler davantage les flux de fèves et sécuriser les transactions.
Dotée d’une puce bancaire, la carte doit notamment permettre de sécuriser les transactions lors de la vente des fèves de cacao en Côte d'Ivoire.« Lorsque nous sommes payés par les coopératives, nous devons parfois rentrer avec de fortes sommes en espèces. Certains producteurs sont parfois victimes d’agressions et se font arracher leur argent », témoigne Yépié, un planteur installé à Tiassalé dans le sud-est du pays.
« Certains producteurs n’ont pas encore reçu leur carte », pointe de son côté Ehora Yao, responsable d’une organisation de producteurs. « Est-ce à dire que ceux-là ne pourront pas vendre leur cacao ? ». Bien que la distribution des cartes ait débuté il y a quatre ans, ce responsable estime que les planteurs ne sont pas encore totalement prêts. « Il faut d’abord procéder progressivement et permettre à tout le monde de maîtriser le système, sinon, cela risque de créer beaucoup de problèmes », prévient-il.
Assurer le suivi du produit de la plantation à l'exportation
Selon le conseil café cacao, la carte du producteur s’inscrit dans le cadre du système national de traçabilité du cacao ivoirien. Objectif : assurer le suivi complet du produit depuis la plantation jusqu’à l’exportation. Le régulateur de la filière prend ainsi les dispositions nécessaires pour se conformer au règlement de l’Union européenne sur les produits associés à la déforestation qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain.
Plus d’un million de producteurs ont été recensés à ce jour et plus de 900 000 cartes ont été distribuées.
Dotée d’une puce bancaire, la carte doit notamment permettre de sécuriser les transactions lors de la vente des fèves de cacao en Côte d'Ivoire.« Lorsque nous sommes payés par les coopératives, nous devons parfois rentrer avec de fortes sommes en espèces. Certains producteurs sont parfois victimes d’agressions et se font arracher leur argent », témoigne Yépié, un planteur installé à Tiassalé dans le sud-est du pays.
« Certains producteurs n’ont pas encore reçu leur carte », pointe de son côté Ehora Yao, responsable d’une organisation de producteurs. « Est-ce à dire que ceux-là ne pourront pas vendre leur cacao ? ». Bien que la distribution des cartes ait débuté il y a quatre ans, ce responsable estime que les planteurs ne sont pas encore totalement prêts. « Il faut d’abord procéder progressivement et permettre à tout le monde de maîtriser le système, sinon, cela risque de créer beaucoup de problèmes », prévient-il.
Assurer le suivi du produit de la plantation à l'exportation
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