Mercredi, dans un discours, le chef d’état-major dénonce des tentatives d’infiltration des manifestations. Pour la première fois depuis le mouvement, il met en cause ceux qui portent d’autres drapeaux que le drapeau de l’Algérie. Et annonce que des ordres ont été donnés aux forces de l’ordre.
Vendredi 21 juin, dans différentes villes du pays, des manifestants qui portent le drapeau berbère sont arrêtés. Certains comme à Oran ou à Sétif sont libérés dans la soirée. D’autres, à Tamanrasset et à Alger, sont maintenus en détention jusqu’à leur présentation au tribunal ce dimanche.
Dans la capitale, selon les autorités, 19 jeunes hommes sont auditionnés. Les juges leur demandent s’ils portaient un drapeau berbère. Les audiences sont individuelles, mais dans chaque cas, les juges d’instruction décident de les poursuivre pour atteinte à l’intégrité du territoire national. Tous sont placés en détention provisoire. Les manifestants risquent jusqu’à 10 ans de prison. Dans un communiqué, la ligue des droits de l’homme rappelle qu’aucun texte de loi n’interdit le drapeau berbère en Algérie.
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