Abdelkader Bensalah a proposé un dialogue pour préparer la présidentielle en Algérie et pour sortir le pays de la crise. Ce processus, sans l'armée ni les autorités politiques, doit réunir un « panel de personnalités », issues notamment de la société civile ou de l'opposition.
Alors que les Algériens se préparent à manifester en nombre pour la fête de l'indépendance, ce vendredi 5 juillet, le pouvoir tente une nouvelle fois de jouer la carte du dialogue.
Dans son discours, Abdelkader Bensalah a multiplié les promesses de neutralité, de liberté et de transparence pour le lancement de ce « dialogue national inclusif ». Pas de précisions sur l'identité des participants, mais un objectif clair : organiser au plus vite l'élection présidentielle en Algérie en mettant sur pied « un organe ou une autorité indépendante », chargé de superviser le processus électoral dans toutes ses étapes.
Pour une bonne partie de la société civile et des partis d'opposition, ces propositions déçoivent tant sur le fond que sur la forme. La Ligue algérienne de défense des droits de l'homme rappelle qu'elle a d'ores et déjà élaboré, il y a quelques semaines, un « pacte politique pour une transition démocratique » en accord avec sept partis politiques de tendance démocrate. Les signataires maintiennent que « l’organisation d’une élection présidentielle dans le cadre du système actuel ne servira qu’à assurer sa pérennité » et ils souhaitent justement « négocier maintenant avec les autorités ».
L'offre de dialogue du président par intérim est donc regardée avec méfiance. Certains dénoncent déjà une diversion et une tentative pour diviser la rue, à l'aube de ce 20e vendredi de contestation, qui coïncide donc avec la fête de l'indépendance algérienne.
Alors que les Algériens se préparent à manifester en nombre pour la fête de l'indépendance, ce vendredi 5 juillet, le pouvoir tente une nouvelle fois de jouer la carte du dialogue.
Dans son discours, Abdelkader Bensalah a multiplié les promesses de neutralité, de liberté et de transparence pour le lancement de ce « dialogue national inclusif ». Pas de précisions sur l'identité des participants, mais un objectif clair : organiser au plus vite l'élection présidentielle en Algérie en mettant sur pied « un organe ou une autorité indépendante », chargé de superviser le processus électoral dans toutes ses étapes.
Pour une bonne partie de la société civile et des partis d'opposition, ces propositions déçoivent tant sur le fond que sur la forme. La Ligue algérienne de défense des droits de l'homme rappelle qu'elle a d'ores et déjà élaboré, il y a quelques semaines, un « pacte politique pour une transition démocratique » en accord avec sept partis politiques de tendance démocrate. Les signataires maintiennent que « l’organisation d’une élection présidentielle dans le cadre du système actuel ne servira qu’à assurer sa pérennité » et ils souhaitent justement « négocier maintenant avec les autorités ».
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