Pour la quinzième semaine consécutive, les manifestants ont défilé en force dans plusieurs villes d'Algérie, pas intimidés par les nombreuses arrestations. À Alger, les rues du centre-ville étaient à nouveau noires de monde ; l'imposant cortège s'étirait dans plusieurs rues autour de la Grande Poste, point de ralliement des manifestations hebdomadaires depuis le premier vendredi de contestation, le 22 février 2019.
« Gaïd Salah, chef de la mafia », « Gaïd Salah, dégage ». Les slogans affichés par les nombreux participants au défilé visaient cette semaine encore le nouvel homme fort du pays. Des manifestants qui ont aussi scandé « pouvoir civil, pas militaire » et « c'est une République, pas une caserne ».
De nombreux messages et pancartes résument un sentiment général : le rejet de l'élection du 4 juillet prochain. Mais aussi le rejet du dialogue tel que proposé par le chef d'état-major dans son discours de cette semaine. Les manifestants expliquent : « On refuse de dialoguer avec ceux qui faisaient partie de l'entourage du président Bouteflika ».
Une minute de silence
Une particularité dans le défilé de cette semaine : un hommage a été rendu à Kamel Eddine Fekhar. Le militant de Ghardaïa décédé en prison cette semaine. Dans la capitale, les manifestants ont observé une minute de silence. Certains portaient par solidarité des vêtements traditionnels mozabites, la communauté dont faisait partie le militant.
Et des banderoles demandaient la libération des prisonniers politiques dont Hadj Ghermoul, un jeune homme de l'ouest du pays, incarcéré depuis février pour avoir porté une pancarte qui disait : « Non au 5e mandat ».
« Gaïd Salah, chef de la mafia », « Gaïd Salah, dégage ». Les slogans affichés par les nombreux participants au défilé visaient cette semaine encore le nouvel homme fort du pays. Des manifestants qui ont aussi scandé « pouvoir civil, pas militaire » et « c'est une République, pas une caserne ».
De nombreux messages et pancartes résument un sentiment général : le rejet de l'élection du 4 juillet prochain. Mais aussi le rejet du dialogue tel que proposé par le chef d'état-major dans son discours de cette semaine. Les manifestants expliquent : « On refuse de dialoguer avec ceux qui faisaient partie de l'entourage du président Bouteflika ».
Une minute de silence
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