La jeunesse contestataire angolaise est en émoi. Sur les réseaux sociaux, les uns cherchent à localiser leurs amis, les autres font tourner la liste des interpellés, tous sont en colère.
Samedi 20 juin, dans l'après-midi, la police a frappé un grand coup. Elle a interpellé 13 jeunes opposants au régime, une vingtaine selon ces derniers. Motif invoqué : ces activistes, membres d'un groupe appelé « Mouvement révolutionnaire », s'apprêtaient à mener des actions mettant en péril la sécurité de l'Etat.
Fait inédit, le ministère de l'Intérieur a publié un communiqué pour annoncer ce coup de filet. Preuve que l'affaire est prise très au sérieux. Depuis le début de l'année, le pays, grand producteur de pétrole, est en difficulté à cause de la chute du prix de l'or noir. Touchée de plein fouet, la population est mécontente. Et le président, au pouvoir depuis plus de 35 ans, le sait.
José Eduardo dos Santos veut éviter à tout prix des manifestations de jeunes qui pourraient séduire plus largement. Sa réaction musclée montre qu'il garde le contrôle de la situation. Mais elle révèle aussi une certaine fébrilité.
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