Le député Mamadou Lamine Thiam, membre du groupe parlementaire Takku Wallu, a vivement critiqué la méthode adoptée pour la relecture des lois L29 et L30 du Code électoral, lors de son passage dans l'émission « En Vérité ». L'élu de Kébémer a regretté l'absence de concertation préalable de la part de la majorité Pastef, soulignant que toute réforme de cette nature nécessite un accord large entre les forces politiques.
Fort de son expérience dans les processus électoraux depuis 1991, le parlementaire a fustigé l'approche de l'actuel pouvoir. « Tout ce qui touche au code électoral doit être discuté d’abord », a-t-il affirmé, précisant que cette démarche unilatérale a provoqué « une rupture nationale de consensus » ainsi qu' « une rupture interne de consensus à l’Assemblée nationale ». Cette situation l'a d'ailleurs conduit à s'abstenir lors du vote du texte.
Sur le fond, Mamadou Lamine Thiam considère que le projet de loi comporte des dispositions « dangereuses », pointant notamment des risques liés à la rétroactivité de certaines mesures et une confusion dans la rédaction. Tout en reconnaissant la légitimité numérique de la mouvance présidentielle, il a lancé un avertissement : « Même s’ils ont la majorité, il y a certains forcings qu’ils ne doivent pas faire ». Pour le responsable politique, le texte, marqué par des « précipitations et de l'amalgame », ne devrait pas être adopté en l'état actuel.
-
Investissements africains en France : 1 400 filiales et 8,5 milliards d’euros d’actifs recensés
-
Gamou de Bignona : l’État engage le processus pour classer l’héritage de Fansou Bodian au patrimoine spirituel national
-
Sommet Africa Forward : Bassirou Diomaye Faye à Nairobi pour un partenariat pesant 65 milliards d’euros
-
Centenaire d'Abdoulaye Wade : Kébémer dévoile un programme de célébrations les 4 et 5 juin
-
Lutte contre la corruption: l’OFNAC auditionne 189 personnes et traite 107 plaintes en six mois




Investissements africains en France : 1 400 filiales et 8,5 milliards d’euros d’actifs recensés


