En novembre 2014, Isaac Zida était le héros de la révolution burkinabè. Aujourd'hui, il est accusé de tous les maux. Et même montré du doigt par un obscur caporal qui le dépeint comme un assassin en puissance.
Comment expliquer une telle trajectoire ? En grande partie par la haine qu'inspire à ses anciens compagnons d'armes celui qui fut le numéro deux du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), bras armé du régime Compaoré. Ils n'ont jamais pardonné à Zida d'avoir pris le pouvoir en novembre 2014. Puis d'avoir enterré le RSP après le putsch raté de septembre 2015. L'armée dans son ensemble n'a pas digéré sa nomination au grade de général obtenue aux forceps à la fin de la transition.
Zida s'est par ailleurs fait de nouveaux ennemis en dévoilant des ambitions politiques pour 2020. Sa popularité a fini de s'éteindre après la révélation d'affaires de corruption. Exilé au Canada, refusant de répondre aux injonctions du président Roch Marc Christian Kaboré, il est désormais considéré comme déserteur et sera rayé des cadres de l'armée.
Personnage maladroit et sans doute bouc-émissaire commode, Isaac Zida suscite les passions. Mais quant à savoir s'il a fomenté ou non des assassinats politiques, c'est à la justice de trancher ce point.
Comment expliquer une telle trajectoire ? En grande partie par la haine qu'inspire à ses anciens compagnons d'armes celui qui fut le numéro deux du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), bras armé du régime Compaoré. Ils n'ont jamais pardonné à Zida d'avoir pris le pouvoir en novembre 2014. Puis d'avoir enterré le RSP après le putsch raté de septembre 2015. L'armée dans son ensemble n'a pas digéré sa nomination au grade de général obtenue aux forceps à la fin de la transition.
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