Les autorités de transition du Mali ont organisé, mercredi 14 janvier, la quatrième « journée de la souveraineté retrouvée » instaurée en souvenir de la mobilisation populaire de 2022 contre les sanctions économiques imposées par la Cédéao. L'organisation ouest-africaine tentait, à l'époque, de faire pression sur les militaires auteurs dun coup d'État d'août 2020 pour programmer un retour à l'ordre constitutionnel. Mais ces sanctions avaient surtout pénalisé la population qui avait manifesté en nombre son mécontentement.
Depuis, les dirigeants de la transition se sont maintenus au pouvoir - sans élection - et n'ont cessé de réprimer les voix dissidentes. À l'occasion de cette journée, les écoliers maliens ont reçu un cours sur le thème de « La souveraineté retrouvée, construisons le Mali de demain ».
Cinq à sept heures de courant par jour
Pendant ce temps, les Bamakois continuent de chercher essence et électricité. Les nombreux habitants de la capitale joints par RFI ne reçoivent actuellement que cinq à sept heures de courant par jour, surtout pendant la nuit. Certains quartiers bénéficient de quelques heures de plus. « Comment peut-on vivre sans électricité dans la journée ? », se plaint un Bamakois. « Moi j'en ai 24 heures sur 24, mais c'est parce que je vis à côté du camp des militaires à Kati », explique un habitant de cette ville-garnison qui jouxte la capitale.
Quant au carburant, la majorité des stations sont toujours à sec et il faut généralement patienter plusieurs heures devant les autres pour faire le plein. « Des stations ont rouvert, il y a du mieux », relève un Bamakois. « Hier j'ai fait le rang pendant cinq heures », s'agace un autre, qui note au passage que « plusieurs stations n'ont plus de gasoil (ou diesel - NDLR) ».
Après les pénuries massives des mois d'octobre et de novembre, le renforcement des escortes militaires qui accompagnent les convois de camions-citernes et l'accélération des procédures administratives ont permis de réduire les conséquences des attaques jihadistes. De source douanière, plusieurs convois successifs sont ainsi arrivés à Bamako depuis le week-end dernier, mais le retour à la normale promis par les autorités de transition est donc bien loin d'être atteint.
« Les gens ne disent plus rien »
Après la résilience, l'incompréhension ou la colère, c'est souvent un sentiment de triste résignation qui s'exprime désormais : « Les gens s'habituent, ils ne disent plus rien », témoigne un habitant de la capitale. « Tantôt ça va, tantôt ça ne va pas, alors on fait des stocks », explique un autre. « Cela ne sera plus jamais autrement », soupire enfin un Bamakois qui pointe les difficultés d'approvisionnement dues aux attaques jihadistes, mais aussi la fraude, la rétention ou les détournements d'essence destinée au marché noir contre lesquels les autorités de transition ont pourtant renforcé les contrôles.
Par ailleurs, dans un communiqué diffusé mercredi 14 janvier, l'armée malienne affirme avoir « neutralisé un groupe armé terroriste à moto » et détruit « un pick-up camouflé » près de Banamba, région de Koulikouro, dans le sud du pays.
Depuis, les dirigeants de la transition se sont maintenus au pouvoir - sans élection - et n'ont cessé de réprimer les voix dissidentes. À l'occasion de cette journée, les écoliers maliens ont reçu un cours sur le thème de « La souveraineté retrouvée, construisons le Mali de demain ».
Cinq à sept heures de courant par jour
Pendant ce temps, les Bamakois continuent de chercher essence et électricité. Les nombreux habitants de la capitale joints par RFI ne reçoivent actuellement que cinq à sept heures de courant par jour, surtout pendant la nuit. Certains quartiers bénéficient de quelques heures de plus. « Comment peut-on vivre sans électricité dans la journée ? », se plaint un Bamakois. « Moi j'en ai 24 heures sur 24, mais c'est parce que je vis à côté du camp des militaires à Kati », explique un habitant de cette ville-garnison qui jouxte la capitale.
Quant au carburant, la majorité des stations sont toujours à sec et il faut généralement patienter plusieurs heures devant les autres pour faire le plein. « Des stations ont rouvert, il y a du mieux », relève un Bamakois. « Hier j'ai fait le rang pendant cinq heures », s'agace un autre, qui note au passage que « plusieurs stations n'ont plus de gasoil (ou diesel - NDLR) ».
Après les pénuries massives des mois d'octobre et de novembre, le renforcement des escortes militaires qui accompagnent les convois de camions-citernes et l'accélération des procédures administratives ont permis de réduire les conséquences des attaques jihadistes. De source douanière, plusieurs convois successifs sont ainsi arrivés à Bamako depuis le week-end dernier, mais le retour à la normale promis par les autorités de transition est donc bien loin d'être atteint.
« Les gens ne disent plus rien »
Après la résilience, l'incompréhension ou la colère, c'est souvent un sentiment de triste résignation qui s'exprime désormais : « Les gens s'habituent, ils ne disent plus rien », témoigne un habitant de la capitale. « Tantôt ça va, tantôt ça ne va pas, alors on fait des stocks », explique un autre. « Cela ne sera plus jamais autrement », soupire enfin un Bamakois qui pointe les difficultés d'approvisionnement dues aux attaques jihadistes, mais aussi la fraude, la rétention ou les détournements d'essence destinée au marché noir contre lesquels les autorités de transition ont pourtant renforcé les contrôles.
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