Pacifique Nininahazwe, le délégué général du Forum pour le renforcement de la société civile (Forsc), à son bureau à Bujumbura, le 11 mai 2010. AFP PHOTO/ROBERTO SCHMIDT
Que s’est-il passé au plus haut sommet de l’Etat burundais ? Au lieu de s’adresser aux services de sécurité, Mohammed Rukara l’ombudsman burundais, également numéro deux de l’organe qui dirige le parti au pouvoir (le conseil des Sages), sous le coup de menaces de mort, a chargé son porte-parole, Jérôme Ndiho, de rendre public, ce 9 mai, une nouvelle qui a fait l’effet d’une bombe au Burundi : « Il y a des gens qui ont tenu des propos allant dans le sens de l’intimidation de l’ombusdman, des gens corrompus, ils sont même déterminés à le tuer. L’ombudsman explique qu’il ne va pas du tout céder à l’intimidation ». Mohammed Rukara a donc décidé de prendre à témoin le peuple burundais.
Selon des sources de la présidence burundaise, Mohamed Rukara a été reçu ce jeudi 10 mai dans la matinée par le président Pierre Nkurunziza au sujet de ces menaces provenant d’un groupe de corrompus qu’il ne veut pas citer. Mais rien de cet entretien n’a filtré.
Pacifique Nininahazwe, le délégué général du Forsc (Forum pour le renforcement de la société civile) une plateforme qui regroupe quelque 150 associations civiles burundaises n’a pas été surpris. « Ceux qui nous avaient reçus, explique-t-il, nous avaient déjà annoncé qu’après les dossiers de corruption que nous avions transmis, il y a déjà une année, Mohamed Rukara était menacé par des personnalités citées dans un certain nombre de ces dossiers. Ce sont de hauts personnages, parfois des services de sécurité, et d’autres, qui sont dans les plus hautes sphères de l’Etat. » Dans ce pays, les corrompus semblent avoir pris le dessus.
Source: RFI
Selon des sources de la présidence burundaise, Mohamed Rukara a été reçu ce jeudi 10 mai dans la matinée par le président Pierre Nkurunziza au sujet de ces menaces provenant d’un groupe de corrompus qu’il ne veut pas citer. Mais rien de cet entretien n’a filtré.
Pacifique Nininahazwe, le délégué général du Forsc (Forum pour le renforcement de la société civile) une plateforme qui regroupe quelque 150 associations civiles burundaises n’a pas été surpris. « Ceux qui nous avaient reçus, explique-t-il, nous avaient déjà annoncé qu’après les dossiers de corruption que nous avions transmis, il y a déjà une année, Mohamed Rukara était menacé par des personnalités citées dans un certain nombre de ces dossiers. Ce sont de hauts personnages, parfois des services de sécurité, et d’autres, qui sont dans les plus hautes sphères de l’Etat. » Dans ce pays, les corrompus semblent avoir pris le dessus.
Source: RFI
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