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Barrage sur le Nil: accord encore repoussé mais des compromis trouvés



L’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan ont une nouvelle fois décidé de repousser à la fin de ce mois de février la conclusion d’un accord sur le barrage de la Renaissance sur le Nil Bleu, après quatre jours de négociations à Washington. Cependant, le président américain, Donald Trump, a exprimé son « optimisme » après des avancées lors de ces négociations.

Cette immense infrastructure provoque des tensions entre les trois pays, depuis le début des travaux par l'Éthiopie, il y a neuf ans. À terme, il doit produire 6 000 mégawatts d'électricité et devenir le plus grand barrage hydroélectrique d'Afrique. Il s’agit donc d’un nouveau report, mais les négociations se sont accélérées au cours des derniers mois et les trois pays sont parvenus, vendredi 31 janvier, à un accord préliminaire. Le soir même, le président américain, Donald Trump, affichait son optimisme lors d'une conversation téléphonique avec le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed.

Les quatre jours de négociations – deux de plus que prévu - se sont déroulés à Washington puisque les États-Unis jouent un rôle d'intermédiaires, en présence des ministres des Affaires étrangères et de l'Eau d’Éthiopie, d'Égypte et du Soudan.

Dans leur accord préliminaire, les participants s'entendent sur plusieurs points qui faisaient débat entre eux. Une entente a été trouvée sur un calendrier de remplissage du réservoir du barrage et des mécanismes pour atténuer les effets de son remplissage et de son exploitation pendant les périodes de sécheresse.

Les ministres s'engagent aussi à mettre au point un mécanisme pour gérer l'exploitation dans des conditions normales et un dispositif de résolution des différends. Ils chargent à présent leurs équipes de préparer un accord définitif pour une signature prévue d'ici la fin du mois.

Depuis des années, l'Éthiopie présente ce projet et l'électricité qui sera produite comme étant indispensables à son développement. L'Égypte craint une réduction du débit du Nil dont elle dépend très fortement pour son approvisionnement en eau.

Dans leur communiqué final, les trois pays reconnaissent que des bénéfices régionaux importants découleront d'un accord et de l'exploitation du barrage.

« En un an, des progrès importants ont été réalisés dans la construction des ouvrages hydro-mécaniques et électromécaniques des premières voies de production d'électricité, qui étaient bloqués depuis un certain temps, ce qui a gravement entravé les délais d'achèvement du barrage de la Grande Renaissance », a écrit sur Twitter le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, qui se réjouit de l'avancée des travaux.

Rfi

Samedi 1 Février 2020 - 19:11



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