Comme en 2017 et 2021, l’Italie tremblait. Et pas qu’un peu. Encore une fois obligée de passer par les barrages pour espérer disputer la Coupe du Monde, la Nazionale voulait éviter de revivre les cauchemars face à la Suède (2017) et la Macédoine du Nord (2021). Un défi pas simple puisque les hommes de Gennaro Gattuso jouaient leur peau à l’extérieur, du côté de Zenica. La Bosnie avait logiquement réservé un accueil hostile à la Squadra Azzurra, d’autant que nos voisins transalpins ont réussi à chauffer l’ambiance avant le choc avec la fameuse vidéo polémique des joueurs fêtant la qualification de la Bosnie et un supposé militaire italien espionnant l’entraînement des Bosniens.
Sur le terrain, Gattuso avait sorti la grosse artillerie pour remporter cette finale de barrages avec Donnarumma, Mancini, Bastoni, Calafiori, Politano, Barella, Locatelli, Tonali, Dimarco, Kean et Retegui. En face, la Bosnie alignait, elle aussi, quelques-unes de ses stars comme Dzeko, Demirovic, Kolasnac et Dedic.
Vasilj a lancé l’Italie
Sans surprise, le début de match des Italiens était loin d’être serein. À domicile, les Bosniens jouaient haut, bien conscients de la pression existante sur les épaules des Azzurri. Chahutée, l’Italie a connu une première grosse frayeur lorsqu’un centre de Dedic a mis le feu devant le but de Donnarumma (3e). Fébriles, les partenaires du gardien de Manchester City ne se procuraient pas de véritables actions et Tonali se permettait même d’envoyer un corner directement en sortie de but sur l’une des rares opportunités pour son équipe (13e).
Sous pression, les Transalpins avaient besoin d’un but pour se libérer, se rassurer. La délivrance est finalement venue du gardien adverse. Auteur d’une énorme erreur de relance, Vasilj a envoyé son dégagement sur Barella qui ne s’est pas fait prier pour décaler Kean pour l’ouverture du score (0-1, 15e).
L’Italie pouvait souffler. La Bosnie a pu réagir dans la foulée, mais les deux tentatives de Dzeko étaient hors cadre (16e, 18e) et Donnarumma était présent pour repousser une lourde frappe lointaine de Basic (20e).
Hormis ce temps fort de cinq minutes, les deux équipes livraient un match engagé, mais décousu. Côté bosnien, Memic et Bajraktarevic se montraient virevoltants, avec l’idée de trouver la tour de contrôle Dzeko dans la surface adverse. Une activité débordante face à un bloc italien très compact qui a débouché sur une tête de Dzeko flirtant avec le poteau (36e), après un centre de Bajraktarevic, et sur le carton rouge de Bastoni, expulsé après son tacle en dernier défenseur sur Memic (41e).
Une expulsion synonyme de fin de match pour Retegui, remplacé par Gatti. La fin de la première période a logiquement été à sens unique, les Bosniens remportant tous leurs duels, notamment de la tête comme Memic (encore lui), dont le coup de casque n’est pas passé loin de la transversale de Donnarumma (45e). Secouée dans tous les sens, l’Italie a tout de même réussi à rentrer au vestiaire avec ce précieux avantage au score.
Au coup d’envoi du deuxième acte, l’inarrêtable Memic remettait les Azzurri sous pression avec un centre au cordeau, mais Demirovic était trop court (46e). La Bosnie poussait fort (16 tirs à 2 à la 52e minute !) face à des Italiens suffocants, proposant une qualité proche du néant et espérant uniquement un coup de pouce du destin pour faire le break, comme cette passe latérale interceptée par Kean dans le rond central.
30 tirs à 9 pour la Bosnie
Parti seul au but, l’attaquant de la Fiorentina avait la balle de break entre les pieds, mais son tir est passé au-dessus (60e). Le scénario aurait pu être très cruel pour les Bosniens. À vingt minutes du terme, coup dur pour la Bosnie avec la sortie sur blessure de Memic, son meilleur joueur du jour. Pas de quoi démotiver les coéquipiers de Dzeko qui ont bien cru égaliser sur une frappe enroulée de Tahirovic. C’était sans compter sur un arrêt XXL de Donnarumma (72e).
Dominateurs, mais incapables de faire craquer les Italiens, les Bosniens perdaient de la lucidité au fil des minutes. Ce dont ne profitaient pas les visiteurs pour enfoncer le clou malgré de belles opportunités pour Esposito (74e) et Dimarco (77e). L’Italie pensait tenir son hold-up quand ses cauchemars ont ressurgi. Sur un énième centre bosnien, Tabakovic a profité d’un arrêt exceptionnel de Donnarumma renvoyé plein axe pour pousser le cuir au fond des filets (1-1, 79e).
La Bosnie était enfin récompensée et le stade de Zenica pouvait exploser. Dans la foulée, Demirovic aurait pu être le héros si Donnarumma n’avait pas encore une fois sorti un arrêt de grande classe (87e). Direction les prolongations donc. La première période de ces 30 minutes supplémentaires a surtout été marquée par deux fast majeurs : la décision contestée de l’arbitre français du match, M. Turpin, qui n’a pas exclu Muharemovic, auteur d’un tacle non maîtrisé sur Palestra alors qu’il était en position de dernier défenseur (102e) et l’arrêt décisif de Vasilj sur une tête à bout portant d’Esposito (105e).
L’atmosphère devenait irrespirable au fur et à mesure que la séance des tirs au but se rapprochait quand Tahirovic a cru délivrer tout un stade à la 118e minute, mais sa frappe frôlait le poteau gauche de la cage italienne. Avec 30 tirs contre 9 côté italien, la Bosnie aura tout donné. Ce duel à couteaux tirés s’est donc réglé aux tirs au but, mais sans Dzeko, blessé à la fin des prolongations. Pas un problème pour la Bosnie qui a su s’imposer 4-1 dans cette séance fatidique.
L’Italie va manquer sa troisième Coupe du Monde consécutive. Avec ce succès, la Bosnie rejoint le groupe B de la Coupe du Monde 2026 et défiera le Canada, le Qatar et la Suisse l’été prochain.
Sur le terrain, Gattuso avait sorti la grosse artillerie pour remporter cette finale de barrages avec Donnarumma, Mancini, Bastoni, Calafiori, Politano, Barella, Locatelli, Tonali, Dimarco, Kean et Retegui. En face, la Bosnie alignait, elle aussi, quelques-unes de ses stars comme Dzeko, Demirovic, Kolasnac et Dedic.
Vasilj a lancé l’Italie
Sans surprise, le début de match des Italiens était loin d’être serein. À domicile, les Bosniens jouaient haut, bien conscients de la pression existante sur les épaules des Azzurri. Chahutée, l’Italie a connu une première grosse frayeur lorsqu’un centre de Dedic a mis le feu devant le but de Donnarumma (3e). Fébriles, les partenaires du gardien de Manchester City ne se procuraient pas de véritables actions et Tonali se permettait même d’envoyer un corner directement en sortie de but sur l’une des rares opportunités pour son équipe (13e).
Sous pression, les Transalpins avaient besoin d’un but pour se libérer, se rassurer. La délivrance est finalement venue du gardien adverse. Auteur d’une énorme erreur de relance, Vasilj a envoyé son dégagement sur Barella qui ne s’est pas fait prier pour décaler Kean pour l’ouverture du score (0-1, 15e).
L’Italie pouvait souffler. La Bosnie a pu réagir dans la foulée, mais les deux tentatives de Dzeko étaient hors cadre (16e, 18e) et Donnarumma était présent pour repousser une lourde frappe lointaine de Basic (20e).
Hormis ce temps fort de cinq minutes, les deux équipes livraient un match engagé, mais décousu. Côté bosnien, Memic et Bajraktarevic se montraient virevoltants, avec l’idée de trouver la tour de contrôle Dzeko dans la surface adverse. Une activité débordante face à un bloc italien très compact qui a débouché sur une tête de Dzeko flirtant avec le poteau (36e), après un centre de Bajraktarevic, et sur le carton rouge de Bastoni, expulsé après son tacle en dernier défenseur sur Memic (41e).
Une expulsion synonyme de fin de match pour Retegui, remplacé par Gatti. La fin de la première période a logiquement été à sens unique, les Bosniens remportant tous leurs duels, notamment de la tête comme Memic (encore lui), dont le coup de casque n’est pas passé loin de la transversale de Donnarumma (45e). Secouée dans tous les sens, l’Italie a tout de même réussi à rentrer au vestiaire avec ce précieux avantage au score.
Au coup d’envoi du deuxième acte, l’inarrêtable Memic remettait les Azzurri sous pression avec un centre au cordeau, mais Demirovic était trop court (46e). La Bosnie poussait fort (16 tirs à 2 à la 52e minute !) face à des Italiens suffocants, proposant une qualité proche du néant et espérant uniquement un coup de pouce du destin pour faire le break, comme cette passe latérale interceptée par Kean dans le rond central.
30 tirs à 9 pour la Bosnie
Parti seul au but, l’attaquant de la Fiorentina avait la balle de break entre les pieds, mais son tir est passé au-dessus (60e). Le scénario aurait pu être très cruel pour les Bosniens. À vingt minutes du terme, coup dur pour la Bosnie avec la sortie sur blessure de Memic, son meilleur joueur du jour. Pas de quoi démotiver les coéquipiers de Dzeko qui ont bien cru égaliser sur une frappe enroulée de Tahirovic. C’était sans compter sur un arrêt XXL de Donnarumma (72e).
Dominateurs, mais incapables de faire craquer les Italiens, les Bosniens perdaient de la lucidité au fil des minutes. Ce dont ne profitaient pas les visiteurs pour enfoncer le clou malgré de belles opportunités pour Esposito (74e) et Dimarco (77e). L’Italie pensait tenir son hold-up quand ses cauchemars ont ressurgi. Sur un énième centre bosnien, Tabakovic a profité d’un arrêt exceptionnel de Donnarumma renvoyé plein axe pour pousser le cuir au fond des filets (1-1, 79e).
La Bosnie était enfin récompensée et le stade de Zenica pouvait exploser. Dans la foulée, Demirovic aurait pu être le héros si Donnarumma n’avait pas encore une fois sorti un arrêt de grande classe (87e). Direction les prolongations donc. La première période de ces 30 minutes supplémentaires a surtout été marquée par deux fast majeurs : la décision contestée de l’arbitre français du match, M. Turpin, qui n’a pas exclu Muharemovic, auteur d’un tacle non maîtrisé sur Palestra alors qu’il était en position de dernier défenseur (102e) et l’arrêt décisif de Vasilj sur une tête à bout portant d’Esposito (105e).
L’atmosphère devenait irrespirable au fur et à mesure que la séance des tirs au but se rapprochait quand Tahirovic a cru délivrer tout un stade à la 118e minute, mais sa frappe frôlait le poteau gauche de la cage italienne. Avec 30 tirs contre 9 côté italien, la Bosnie aura tout donné. Ce duel à couteaux tirés s’est donc réglé aux tirs au but, mais sans Dzeko, blessé à la fin des prolongations. Pas un problème pour la Bosnie qui a su s’imposer 4-1 dans cette séance fatidique.
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