Le PVI a été attribué en 2011 à la société Benin Control, dont Patrice Talon présidait le conseil d'administration, par le gouvernement de Boni Yayi avant que le contrat ne soit résilié 17 mois après. Entre temps, les deux amis s'étaient fâchés et la vérification de toutes les marchandises avait aussi congestionné le port. Le PVI est un procédé de contrôle de la valeur des marchandises entrant au Bénin à la fois documentaire, via les pièces fournies par les importateurs, et physique, via un scanner et du tracking.
Saisie par Benin Control, la Cour commune de justice et d'arbitrage basée à Abidjan a condamné l'Etat béninois à rétablir la firme dans ses droits sous peine de payer 142 milliards de FCFA à Patrice Talon.
Conflit d'intérêt au sommet de l'Etat ?
Peu après son avènement au pouvoir, le gouvernement a réhabilité Benin Control. Y-a-t-il conflit d'intérêt au sommet de l'Etat ? Pour les opposants, pour une partie de la presse et des citoyens, ce n'est pas un hasard si le projet de révision de la Constitution et la reprise du PVI ont été annoncés dans le même conseil des ministres le 15 mars. « La révision est une diversion », entend-on. La société Benin Control rejette tout amalgame alors que le chef de l'Etat n'est plus à sa tête.
Les acteurs portuaires que nous avons interrogés trouvent quant à eux légitime que Benin Control, qui existait avant que Patrice Talon ne soit président, reprenne ses activités. Leur préoccupation, c'est surtout de savoir si le PVI va booster la performance du port de Cotonou. Dans sa décision, le gouvernement a affiché son objectif : améliorer les recettes publiques en faisant rentrer toutes les taxes dûes dans les caisses de l'Etat.
Saisie par Benin Control, la Cour commune de justice et d'arbitrage basée à Abidjan a condamné l'Etat béninois à rétablir la firme dans ses droits sous peine de payer 142 milliards de FCFA à Patrice Talon.
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Peu après son avènement au pouvoir, le gouvernement a réhabilité Benin Control. Y-a-t-il conflit d'intérêt au sommet de l'Etat ? Pour les opposants, pour une partie de la presse et des citoyens, ce n'est pas un hasard si le projet de révision de la Constitution et la reprise du PVI ont été annoncés dans le même conseil des ministres le 15 mars. « La révision est une diversion », entend-on. La société Benin Control rejette tout amalgame alors que le chef de l'Etat n'est plus à sa tête.
Les acteurs portuaires que nous avons interrogés trouvent quant à eux légitime que Benin Control, qui existait avant que Patrice Talon ne soit président, reprenne ses activités. Leur préoccupation, c'est surtout de savoir si le PVI va booster la performance du port de Cotonou. Dans sa décision, le gouvernement a affiché son objectif : améliorer les recettes publiques en faisant rentrer toutes les taxes dûes dans les caisses de l'Etat.
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