Au Bénin, Romuald Wadagni sera officiellement investi président de la République, ce dimanche 24 mai, à Cotonou. Déclaré vainqueur de l'élection présidentielle du 12 avril, il va succéder à son mentor, Patrice Talon, qui ne pouvait pas se représenter après avoir effectué deux quinquennats à la tête du pays.
Si aucun chef d'État étranger n'assistera à la cérémonie d'investiture comme le veut la tradition inscrite dans le code de protocole du Bénin, 16 délégations sont en revanche attendues à la cérémonie. Parmi elles notamment : des représentants du Mali, du Burkina Faso et du Niger, les trois membres de l'Alliance des États du Sahel (AES).
Selon les informations de RFI, les ministres malien et burkinabè des Affaires étrangères sont arrivés à Cotonou dans la journée du samedi 23 mai, tandis que les officiels nigériens sont attendus dans la matinée de dimanche, peu avant le début de la cérémonie. Leur présence mérite en effet d'être soulignée, tant les relations entre Niamey et Cotonou demeurent tendues : alors que la frontière entre les deux pays n'a pas rouvert depuis le mois de juillet 2023, la junte militaire au pouvoir à Niamey a multiplié les accusations contre le président béninois sortant Patrice Talon.
La cérémonie d'investiture de Romuald Wadagni débutera à 11 heures locales sur l'esplanade du Palais des congrès - entièrement rénovée pour l'occasion - où des tentes blanches et des écrans géants ont été installés pour accueillir 6 000 invités.
Grand Maître des ordres nationaux
Le président de la Cour constitutionnelle proclamera alors les résultats de l'élection présidentielle, avant que le président élu ne prête serment et que plusieurs coups de canon soient tirés. Romuald Wadagni sera ensuite investi Grand Maître des ordres nationaux. Suivront enfin la remise du drapeau, les honneurs militaires et le premier discours présidentiel.
La passation de pouvoir entre le président sortant et son successeur aura eu lieu en amont, au siège de la présidence de la République.
À l'issue de cet exercice imposé, Patrice Talon redeviendra lui un simple citoyen après avoir dirigé le pays pendant une décennie au cours de laquelle il s'est révélé être un chef d'État hyperactif, omniprésent et transformateur qui laisse en héritage des chantiers économiques réussis et des réformes politiques contestées qui lui ont valu des accusations de dérives autoritaires.
À la question de savoir ce qu'il compte faire après avoir quitté le pouvoir, l'intéressé a déjà répondu à la presse qui l'a interrogé sur ce sujet à la sortie de son bureau de vote, le 12 avril dernier : « J'ai besoin de faire autre chose, de m'amuser, de sortir, de la retraite ! Je resterai un ancien président, tout en restant un bon citoyen, sans chercher à influencer ce qui se passe dans le pays ».
Patrice Talon, un simple citoyen membre de droit du nouveau Sénat
En tant qu'ancien chef de l'État, celui-ci sera toutefois membre de droit du nouveau Sénat institué par la révision constitutionnelle de novembre dernier, une instance dans laquelle Patrice Talon a d'ores et déjà confirmé qu'il entendait siéger. « Que toutes les personnes qui ont servi ce Bénin, qui ont une certaine personnalité, une certaine expérience, acceptent d'être dans ce conseil de sages. Que nul ne se dérobe. Moi, je ne vais pas me dérober », a-t-il notamment déclaré à ce propos par le passé.
Conçu comme un organe de régulation et de sagesse de la vie politique, le Sénat peut exiger une seconde lecture des textes de loi et suspendre ou retirer les droits civiques et politiques de tout responsable dont les propos ou les actes représenterait une menace pour la sécurité ou l'unité nationale.
Dimanche 24 mai, Patrice Talon deviendra le troisième ex-président du Bénin encore en vie aux côtés de Nicéphore Soglo et de Boni Yayi.
Si aucun chef d'État étranger n'assistera à la cérémonie d'investiture comme le veut la tradition inscrite dans le code de protocole du Bénin, 16 délégations sont en revanche attendues à la cérémonie. Parmi elles notamment : des représentants du Mali, du Burkina Faso et du Niger, les trois membres de l'Alliance des États du Sahel (AES).
Selon les informations de RFI, les ministres malien et burkinabè des Affaires étrangères sont arrivés à Cotonou dans la journée du samedi 23 mai, tandis que les officiels nigériens sont attendus dans la matinée de dimanche, peu avant le début de la cérémonie. Leur présence mérite en effet d'être soulignée, tant les relations entre Niamey et Cotonou demeurent tendues : alors que la frontière entre les deux pays n'a pas rouvert depuis le mois de juillet 2023, la junte militaire au pouvoir à Niamey a multiplié les accusations contre le président béninois sortant Patrice Talon.
La cérémonie d'investiture de Romuald Wadagni débutera à 11 heures locales sur l'esplanade du Palais des congrès - entièrement rénovée pour l'occasion - où des tentes blanches et des écrans géants ont été installés pour accueillir 6 000 invités.
Grand Maître des ordres nationaux
Le président de la Cour constitutionnelle proclamera alors les résultats de l'élection présidentielle, avant que le président élu ne prête serment et que plusieurs coups de canon soient tirés. Romuald Wadagni sera ensuite investi Grand Maître des ordres nationaux. Suivront enfin la remise du drapeau, les honneurs militaires et le premier discours présidentiel.
La passation de pouvoir entre le président sortant et son successeur aura eu lieu en amont, au siège de la présidence de la République.
À l'issue de cet exercice imposé, Patrice Talon redeviendra lui un simple citoyen après avoir dirigé le pays pendant une décennie au cours de laquelle il s'est révélé être un chef d'État hyperactif, omniprésent et transformateur qui laisse en héritage des chantiers économiques réussis et des réformes politiques contestées qui lui ont valu des accusations de dérives autoritaires.
À la question de savoir ce qu'il compte faire après avoir quitté le pouvoir, l'intéressé a déjà répondu à la presse qui l'a interrogé sur ce sujet à la sortie de son bureau de vote, le 12 avril dernier : « J'ai besoin de faire autre chose, de m'amuser, de sortir, de la retraite ! Je resterai un ancien président, tout en restant un bon citoyen, sans chercher à influencer ce qui se passe dans le pays ».
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