La nouvelle de « l’enlèvement » de l’avocate par des hommes armés dans la nuit du 31 août au 1er septembre s’était répandue sur les réseaux sociaux. Selon les explications du barreau du Burkina Faso, « des personnes armées se présentant comme des gendarmes ont forcé les accès du domicile de l’avocate et l’ont amenée de force, en emportant, avec eux, ses outils informatiques ».
Il a fallu plusieurs jours aux avocats pour confirmer qu'elle était aux mains de la justice. Des pratiques de plus en plus fréquentes « étrangères à la procédure pénale » selon eux, qui exigent sa libération immédiate et le respect de la loi.
Ce qu'assure faire Blaise Bazié : dans la soirée du 6 septembre, le procureur près le tribunal de grande instance de Ouaga 1 a affirmé qu'une enquête avait été ouverte pour « trahison, outrage au chef de l’État et entreprise de démoralisation des forces armées ». Voix critique de la junte, Me Doli avait récemment écrit que « l'armée burkinabé n'a jamais eu une image aussi détériorée que maintenant ».
Elle se demandait « comment la population, témoin des enlèvements, tortures et séquestrations » commises par le régime, pourrait collaborer avec l'armée. Elle avait même écrit une lettre ouverte au président russe afin qu'il s'adresse aux dirigeants de l'Alliance des États du Sahel, à propos de leurs mauvaises pratiques.
Il a fallu plusieurs jours aux avocats pour confirmer qu'elle était aux mains de la justice. Des pratiques de plus en plus fréquentes « étrangères à la procédure pénale » selon eux, qui exigent sa libération immédiate et le respect de la loi.
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