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Burkina Faso: meeting de l'opposition pour dénoncer l'«immobilisme» du pouvoir

Plus de 3 000 militants se sont rassemblés pour dénoncer l'«immobilisme» du pouvoir au Burkina Faso. L'opposition politique a organisé samedi après-midi un meeting à la Maison du peuple. Une première depuis l'élection du président Kaboré il y a plus d'un an. Ce meeting était organisé par le chef de file de l'opposition Zéphirin Diabré pour dénoncer l'incapacité du MPP, le parti au pouvoir, à régler les problèmes des Burkinabè. 32 partis ont lancé une plateforme commune de revendications. 32 partis, dont le CDP, le parti de Blaise Compaoré.



La maison du Peuple était pleine à craquer samedi. « Notre opposition est nouvelle, elle est plurielle », a déclaré à la tribune Zéphirin Diabré. « Nos amis d'en face ont peur. Ils ont peur de la colère du peuple, il semble qu'ils ont même peur d'une nouvelle insurrection. S'ils veulent éviter la colère du peuple, ils n'ont qu'à régler les problèmes du peuple », s'est exclamé le chef de file de l'opposition, dans une ambiance surchauffée.
 
« Notre opposition est nouvelle, elle est plurielle, a-t-il poursuivi. Comme d'ailleurs l'était celle qui a mené le combat que vous savez. Nous ne sommes pas d'accord sur tout, nous ne sommes même pas obligés d'être d'accord sur tout, mais je peux et je dois vous dire qu'à ce stade nous sommes tous d'accord sur quelque chose : c'est que le MPP gère mal le Burkina Faso. Quand on critique leur version, quand on dit que le pays va mal, ils accusent les 27 années de règne de Blaise Compaoré, mais dites-moi mes chers amis : avec qui Blaise Compaoré a-t-il gérer ce pays pendant ces 27 ans ? »
 
Pendant le meeting, l'opposition a dévoilé sa nouvelle plateforme commune de revendications : elle invite notamment le président du Burkina Faso à mettre un terme à l'instrumentalisation de la justice, à mettre rapidement en place un mécanisme consensuel pour la réconciliation nationale. L'école, la santé, l'accès à l'eau, le logement : en tout, près de 200 propositions pour relancer le pays.
 
Il faut dire qu'entre la vie chère, l'économie en panne, le chômage des jeunes, la corruption qui est de retour, la liste des griefs est longue aux yeux des militants, qu'ils soient de l'opposition traditionnelle (celle qui s'est battue sur les barricades pour faire tomber le régime de Blaise Compaoré) ou bien qu'ils soient du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP).
 
« C'est vraiment bizarre de faire un meeting commun avec ceux qui défendent l'ancien régime, mais nous sommes tous des Burkinabè », reconnaît un étudiant qui a été blessé pendant l'insurrection. « C'est un peu le monde à l'envers », ironise un responsable de l'ancien parti au pouvoir. 

Rfi.fr

Dimanche 30 Avril 2017 - 10:32



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