Tout est parti d’une descente de militaires au palais présidentiel abritant un Conseil des ministres qui devait examiner le rapport de la Commission nationale de réconciliation portant sur « l’avenir » du Régiment présidentiel (RSP).
Les assaillants ont séquestré le Président et le Premier ministre ainsi que d’autres minutes pendant plusieurs minutes avant de les faire deménager de force dans leur base.
Maintes fois menacée de disparition, après la chute de Blaise Compaoré, ce corps de l’armée présenté comme une garde à la solde de l’ex-Président a aussi usé de bruits de bottes pour montrer qu’il a encore un « rôle à jouer » dans l’actualité du pays.
Au mieux, la scène de ce mercredi pourrait traduire le refus des militaires de disparaitre. Au pire, elle pourrait aboutir à un autre coup d’Etat remettant en cause tout le processus électoral destiné à mettre fin à la transition et duquel des proches de Compaoré dont Djibril Bassolé ont été écartés.
Le vice-président du CDP, ex-parti au pouvoir, n’est pas prêt à cracher sur ce cadeau. « Les élection qui se préparent ne sont pas démocratiques. Je ne condamne pas les agissements du RSP », a laissé entendre Léonce Traoré, en début de soirée, à quelques jours de l’ouverture de la campagne présidentielle.
Célestin KOUADIO
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