Le nouvel ombudsman burundais, le médiateur de la République, est un homme qui ne laisse pas indifférent. Edouard Nduwimana était deuxième vice-président de l'Assemblée nationale depuis l'élection contestée du président Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat en août 2015. Un poste plutôt honorifique qu'il occupait après avoir dirigé d'une main de fer le ministère de l'Intérieur pendant huit ans.
Et il n'a pas laissé que de bons souvenirs. « C'est une insulte pour cette fonction et pour le pays », a tout de suite réagi le responsable de la communication au sein du Cnared, une plateforme qui regroupe la quasi-totalité des partis d'opposition burundaise. Jérémie Minani voit derrière cette nomination la volonté du président Nkurunziza de remercier l'un des grands fossoyeurs de la démocratie au Burundi. C'est l'homme, détaille-t-il, « qui a fermé l'espace politique, divisé les principaux partis d'opposition et joué un rôle de premier plan dans la répression des manifestations contre le troisième mandat ».
Un grand serviteur
De son côté, un cadre de la présidence burundaise décrit un fidèle parmi les fidèles, un grand serviteur de la loi et de l'ordre. Jean de Dieu Mutabazi, à la tête d'un petit parti proche du pouvoir, estime que « son élection va permettre au peuple burundais d’être optimiste », parce qu'il devrait « s'en sortir mieux » que son prédécesseur, qui s'est toujours plaint de problèmes de santé et de sécurité.
Son prédécesseur, Mohamed Rukara, est issu comme lui du parti au pouvoir, le CNDD-FDD. Il avait su forcer le respect de tous les protagonistes du conflit burundais, ce qui lui avait attiré bien des déboires dans son camp. Beaucoup doutent que le nouveau médiateur puisse suivre la même voie.
Et il n'a pas laissé que de bons souvenirs. « C'est une insulte pour cette fonction et pour le pays », a tout de suite réagi le responsable de la communication au sein du Cnared, une plateforme qui regroupe la quasi-totalité des partis d'opposition burundaise. Jérémie Minani voit derrière cette nomination la volonté du président Nkurunziza de remercier l'un des grands fossoyeurs de la démocratie au Burundi. C'est l'homme, détaille-t-il, « qui a fermé l'espace politique, divisé les principaux partis d'opposition et joué un rôle de premier plan dans la répression des manifestations contre le troisième mandat ».
Un grand serviteur
De son côté, un cadre de la présidence burundaise décrit un fidèle parmi les fidèles, un grand serviteur de la loi et de l'ordre. Jean de Dieu Mutabazi, à la tête d'un petit parti proche du pouvoir, estime que « son élection va permettre au peuple burundais d’être optimiste », parce qu'il devrait « s'en sortir mieux » que son prédécesseur, qui s'est toujours plaint de problèmes de santé et de sécurité.
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