Premier acte, hier matin, samedi 1er février, vers 11h 00 locale. La police burundaise charge brusquement les quelque 200 militants de l’Uprona qui manifestaient devant le siège de leur parti depuis deux jours, sans être inquiétés.
« La police vient de nous chasser ici avec les matraques, raconte un militant. Nous allons continuer notre lutte, jusqu’à ce que nous franchissions les portes de notre permanence nationale ».
Le vice-président désavoué
Le deuxième acte s’est joué en milieu d’après-midi. Le premier vice-président burundais, Bernard Busokoza, issu du parti Uprona a tenté depuis vendredi de rencontrer le ministre burundais de l’Intérieur, Edouard Nduwimana, en vain.
Il décide donc de désavouer son ministre publiquement en annulant sa décision de mettre à la tête de l’Uprona un proche du parti au pouvoir au Burundi. A l’Uprona, on s’en remet alors au président Pierre Nkurunziza. « Il est de son devoir de faire tout pour que la légalité, la justice soient restaurées » explique Charles Nditije, qui vient d’être éjecté de la tête de l’Uprona par le gouvernement.
Mais la mayonnaise n’a jamais pris apparemment entre Pierre Nkurunziza et son vice-président. La presse est convoquée à la présidence dans la soirée où va se jouer le dernier acte de cette journée riche en rebondissements. « Le premier vice-président de la République a failli à sa mission première d’assister le président de la République. L’honorable Bernard Busokoza est démis de ses fonctions » déclare le porte-parole présidentiel, Léonidas Hatungimana.
Mais le parti Uprona assure qu’il ne baissera pas les bras.
Source : Rfi.fr
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