Les avocats de Maurice Kamto ont déposé lundi 5 octobre une requête pour demander à la justice d’ordonner la levée du blocus autour de la villa de l’opposant. La requête a été aussitôt rejetée. Les avocats comptent maintenant assigner les autorités pour « voies de fait ».
Des charges lourdes pour une centaine d'opposants
D’après leur dernier recensement, 250 manifestants ont été présentés aux juges ces derniers jours, une centaine sont poursuivis pour « terrorisme, insurrection, hostilité envers la Patrie », une cinquantaine sont encore en garde à vue. « C’est le tribunal militaire qui les poursuivit alors que ce sont tous des civils en violation de nos textes », regrette le défenseur des droits de l’homme Philippe Nanga.
« S’ils sont poursuivis, ce n’est pas seulement parce qu’ils ont manifesté sans autorisation, explique un ministre. Il faut se souvenir de l’objectif de ces marches qui était le départ du président Paul Biya ». Des faits qui relèvent de la compétence du tribunal militaire, selon lui. Quant au cas de Maurice Kamto, il fait remarquer que les forces de maintien de l’ordre sont sur la voie publique. À aucun moment, elles n’ont pénétré dans son domicile.
De leur côté, Alain Fogué, le trésorier du MRC, et Bibou Nissack, le porte-parole, sont toujours en garde à vue administrative au Sed, le secrétariat d’État à la défense. Ils n’ont pas encore été présentés aux juges et ne sont pas encore formellement inculpés.
Des charges lourdes pour une centaine d'opposants
D’après leur dernier recensement, 250 manifestants ont été présentés aux juges ces derniers jours, une centaine sont poursuivis pour « terrorisme, insurrection, hostilité envers la Patrie », une cinquantaine sont encore en garde à vue. « C’est le tribunal militaire qui les poursuivit alors que ce sont tous des civils en violation de nos textes », regrette le défenseur des droits de l’homme Philippe Nanga.
« S’ils sont poursuivis, ce n’est pas seulement parce qu’ils ont manifesté sans autorisation, explique un ministre. Il faut se souvenir de l’objectif de ces marches qui était le départ du président Paul Biya ». Des faits qui relèvent de la compétence du tribunal militaire, selon lui. Quant au cas de Maurice Kamto, il fait remarquer que les forces de maintien de l’ordre sont sur la voie publique. À aucun moment, elles n’ont pénétré dans son domicile.
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