Denis Nkwebo, président du Syndicat national des journalistes du Cameroun, rappelle que Simon Ateba est un journaliste reconnu par ses pairs, au Nigeria comme au Cameroun. Il avait d'ailleurs récemment obtenu une bourse du Centre International pour le reportage d'investigation.
« Nous avons demandé aux autorités camerounaises de libérer immédiatement et sans condition Simon Ateba. Au nom de la lutte contre Boko Haram, on ne peut pas faire peser une accusation ridicule et aussi grave, sur un journaliste reconnu pour son professionnalisme. Et même s’il n’est pas basé au Cameroun, c’est quand même un journaliste camerounais qui fait la fierté de notre pays au Nigeria.»
Les services de sécurité reprocheraient à Simon Ateba d'avoir travaillé sans accréditation officielle. Une affirmation que nuance cependant Denis Nkwebo : « Il n’avait pas une accréditation écrite, mais il avait informé les autorités camerounaises de sa présence au Cameroun, et de sa mission. Ces autorités-là ne lui ont pas marqué une objection formelle. Lecamp de réfugiés où M. Simon Ateba s’est rendu pour enquêter est sous le contrôle du HCR. Donc les autorités camerounaises ne peuvent pas accuser un journaliste d’espionnage, parce qu’il est allé dans un camp de réfugiés, placé sous contrôle international pour interroger les réfugiés nigérians sur leurs conditions de vie dans le camp. »
Le SNJC s'inquiète par ailleurs de la situation de notre correspondant en langue haussa à Maroua, au nord du Cameroun, arrêté par les forces de l’ordre il y a un mois, et désormais détenu au secret, sans accès à son avocat. « Les autorités doivent nous informer officiellement sur sa situation réelle » et « les motifs de son arrestation », ou sinon « le libérer immédiatement », estime Denis Nkebwo.
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