Les avocats de Lydienne Eyoum disposaient d’un délai légal de 48 heures pour se pourvoir en cassation, après la condamnation de leur cliente à 25 ans de prison ferme. Ces derniers ont saisi ce lundi cet ultime recours qu’offre le système judiciaire camerounais pour tenter d’abroger cette lourde peine d’emprisonnement.
Si ce pourvoi est suspensif, il n’annule cependant pas le mandat d’incarcération. Lydienne Eyoum restera donc en prison et devra attendre que l’affaire soit enrôlée à nouveau au niveau de la plus haute juridiction camerounaise, la Cour suprême. Une nouvelle mesure qui freine pour l’heure l’éventualité d’une mesure de grâce telle qu’évoquée dans certains milieux judiciaires et dont seul peut décider le président de la République.
Dans la grande famille des avocats camerounais, l’affaire fait grand bruit. Une grande figure du barreau la qualifie de « rocambolesque » et se dit indignée qu’une avocate soit ainsi lourdement condamnée pour des questions liées à ses honoraires. Pour elle, Lydienne Eyoum paye dans cette affaire le prix des procédures intentées contre le président Paul Biya dans les juridictions françaises. Un autre estime que le barreau est en deuil.
-
La Bolivie abandonne son ancrage au dollar pour lutter contre la pénurie de devises
-
Cameroun: les détenus de la crise post-électorale abandonnés à leur sort, dit l’un de leurs avocats
-
Soudan du Sud : le pétrole détourné, le budget siphonné
-
L’Afrique de l’Ouest et du Centre devient peu à peu une zone de production de drogue
-
Afrique du Sud: fébrilité dans le pays avant les marches contre les étrangers en situation irrégulière





La Bolivie abandonne son ancrage au dollar pour lutter contre la pénurie de devises


