Verdict : plutôt vrai, mais à nuancer. Le partage répété d’un même casque de moto-taxi peut favoriser la transmission de certaines affections du cuir chevelu ou de la peau, notamment des mycoses comme la teigne, des infestations parasitaires comme la gale ou les poux, lorsque les conditions d’hygiène sont insuffisantes. Pour la tuberculose, le risque évoqué par les spécialistes consultés relève surtout d’une possibilité de contamination indirecte, en particulier lorsqu’un casque est porté successivement et à très court intervalle par plusieurs personnes, dans un espace fermé retenant les sécrétions respiratoires. En revanche, aucune donnée locale disponible ne permet, à ce stade, d’établir l’ampleur réelle du phénomène à Kaolack.
Un responsable d’une association de conducteurs de moto-taxis a récemment affirmé que l’utilisation d’un même casque par plusieurs passagers pouvait exposer ces derniers à des maladies. « Un casque utilisé par 20, 30, 50, parfois 60 personnes différentes par jour, sous 40 °C, devient un vecteur de transmission de champignons du cuir chevelu, de teignes, de poux, d’infections cutanées, de gale et de tuberculose », a déclaré Mamadou Mbodj dans un reportage diffusé par la radio Alfayda FM de Kaolack et mis en ligne sur la chaîne YouTube de cette radio. Il avait déjà tenu des propos similaires lors d’un point de presse organisé le 13 avril à Kaolack. Sa déclaration a ensuite été reprise par plusieurs médias, dont Dakaractu et Seneweb.
Contacté, M. Mbodj confirme être l’auteur de ces propos. Interrogé sur les éléments qui fondent son affirmation, il explique être « persuadé » de l’existence de ce risque et indique que des agents de santé auraient également attiré l’attention des conducteurs sur cette question. Cette explication relève davantage d’un constat empirique et d’une alerte sanitaire que d’une étude épidémiologique documentée. Il convenait donc de confronter cette déclaration aux connaissances médicales disponibles et à l’avis de spécialistes.
Cette prise de position intervient dans un contexte de renforcement annoncé du port obligatoire du casque pour les passagers de moto-taxis. À la suite d’une rencontre avec les responsables des conducteurs de « Jakarta », le commissaire central de Kaolack a rappelé que cette obligation devait désormais être appliquée sur le terrain. Après l’accident de Sikilo, dans la région de Kaffrine, survenu dans la nuit du samedi au dimanche 8 janvier 2023 et ayant fait 70 morts, dont 39 sur le coup, le gouvernement sénégalais avait adopté 22 mesures relatives à la sécurité routière, parmi lesquelles figurait l’obligation du port du casque pour les passagers des moto-taxis.
La question n’est pas nouvelle à Kaolack. L’obligation du port du casque y avait déjà provoqué des violences à Kaolack en 2011, poussant le ministre de l’Intérieur de l’époque à exiger le respect du Code de la route à compter du 1er janvier 2012. La tension actuelle se situe donc à la croisée de deux préoccupations légitimes : la prévention des traumatismes liés aux accidents de la route et la maîtrise d’éventuels risques sanitaires associés au partage d’un équipement de protection individuelle.
Selon le professeur Saer Diadji, dermatologue, les champignons responsables de la teigne du cuir chevelu « peuvent être transmis d’homme à homme via des objets communs comme les casques ». Cette appréciation rend plausible le risque évoqué, surtout lorsque le même casque est porté par un grand nombre de passagers, dans un contexte de chaleur, de transpiration et d’absence de nettoyage régulier.
Concernant la gale, le professeur Diadji rappelle qu’elle « est due à un parasite qu’on se transmet d’homme à homme ou à travers les vêtements ou la literie ». Il précise que « le cuir chevelu n’est pas une localisation prépondérante, mais peut être atteint ». Sur le risque lié au casque partagé, son avis est explicite : « Le casque peut être un mode de transmission. » Cette affirmation ne signifie pas que tout port de casque partagé entraîne une contamination, mais qu’un tel objet peut devenir un support de transmission si les conditions de contact, de fréquence d’usage et d’hygiène s’y prêtent.
La tuberculose obéit à un mécanisme différent. Il s’agit d’une maladie infectieuse contagieuse due au bacille de Koch, qui touche principalement les poumons, même si d’autres organes peuvent être atteints. Selon le Programme national de lutte contre la tuberculose (PNT), la maladie se transmet par voie aérienne : « c’est en inspirant ces microbes dans un espace fermé qu’une personne saine peut contracter la maladie » ; la forme pulmonaire est la forme contagieuse de la tuberculose.
Interrogé sur l’hypothèse d’une transmission par casque, le Dr Papa Masserigne Soumaré, pneumologue et praticien hospitalier au Centre hospitalier national universitaire de Fann, estime que « de façon indirecte, il pourrait y avoir une contamination dite croisée entre plusieurs personnes portant le même casque de façon consécutive, car le casque en lui-même est une enceinte qui retient non seulement le flux d’air venant des narines, mais aussi celui de la bouche ». Selon lui, « le risque est bel et bien réel » si une personne infectée porte un casque, tousse à l’intérieur, puis le remet immédiatement à une autre personne.
Un responsable d’une association de conducteurs de moto-taxis a récemment affirmé que l’utilisation d’un même casque par plusieurs passagers pouvait exposer ces derniers à des maladies. « Un casque utilisé par 20, 30, 50, parfois 60 personnes différentes par jour, sous 40 °C, devient un vecteur de transmission de champignons du cuir chevelu, de teignes, de poux, d’infections cutanées, de gale et de tuberculose », a déclaré Mamadou Mbodj dans un reportage diffusé par la radio Alfayda FM de Kaolack et mis en ligne sur la chaîne YouTube de cette radio. Il avait déjà tenu des propos similaires lors d’un point de presse organisé le 13 avril à Kaolack. Sa déclaration a ensuite été reprise par plusieurs médias, dont Dakaractu et Seneweb.
Contacté, M. Mbodj confirme être l’auteur de ces propos. Interrogé sur les éléments qui fondent son affirmation, il explique être « persuadé » de l’existence de ce risque et indique que des agents de santé auraient également attiré l’attention des conducteurs sur cette question. Cette explication relève davantage d’un constat empirique et d’une alerte sanitaire que d’une étude épidémiologique documentée. Il convenait donc de confronter cette déclaration aux connaissances médicales disponibles et à l’avis de spécialistes.
Cette prise de position intervient dans un contexte de renforcement annoncé du port obligatoire du casque pour les passagers de moto-taxis. À la suite d’une rencontre avec les responsables des conducteurs de « Jakarta », le commissaire central de Kaolack a rappelé que cette obligation devait désormais être appliquée sur le terrain. Après l’accident de Sikilo, dans la région de Kaffrine, survenu dans la nuit du samedi au dimanche 8 janvier 2023 et ayant fait 70 morts, dont 39 sur le coup, le gouvernement sénégalais avait adopté 22 mesures relatives à la sécurité routière, parmi lesquelles figurait l’obligation du port du casque pour les passagers des moto-taxis.
La question n’est pas nouvelle à Kaolack. L’obligation du port du casque y avait déjà provoqué des violences à Kaolack en 2011, poussant le ministre de l’Intérieur de l’époque à exiger le respect du Code de la route à compter du 1er janvier 2012. La tension actuelle se situe donc à la croisée de deux préoccupations légitimes : la prévention des traumatismes liés aux accidents de la route et la maîtrise d’éventuels risques sanitaires associés au partage d’un équipement de protection individuelle.
Ce que dit la science médicale
D’après l’Organisation mondiale de la santé, la teigne est une infection cutanée fréquente pouvant toucher les humains comme les animaux. Elle est causée par des dermatophytes, des champignons qui prolifèrent sur la peau, les cheveux et les ongles. Elle se manifeste notamment par des démangeaisons, des rougeurs et des lésions cutanées, souvent de forme annulaire. Bien qu’elle ne mette généralement pas la vie en danger, elle peut être inconfortable, stigmatisante et facilement transmissible dans certaines conditions d’hygiène.Selon le professeur Saer Diadji, dermatologue, les champignons responsables de la teigne du cuir chevelu « peuvent être transmis d’homme à homme via des objets communs comme les casques ». Cette appréciation rend plausible le risque évoqué, surtout lorsque le même casque est porté par un grand nombre de passagers, dans un contexte de chaleur, de transpiration et d’absence de nettoyage régulier.
Concernant la gale, le professeur Diadji rappelle qu’elle « est due à un parasite qu’on se transmet d’homme à homme ou à travers les vêtements ou la literie ». Il précise que « le cuir chevelu n’est pas une localisation prépondérante, mais peut être atteint ». Sur le risque lié au casque partagé, son avis est explicite : « Le casque peut être un mode de transmission. » Cette affirmation ne signifie pas que tout port de casque partagé entraîne une contamination, mais qu’un tel objet peut devenir un support de transmission si les conditions de contact, de fréquence d’usage et d’hygiène s’y prêtent.
La tuberculose obéit à un mécanisme différent. Il s’agit d’une maladie infectieuse contagieuse due au bacille de Koch, qui touche principalement les poumons, même si d’autres organes peuvent être atteints. Selon le Programme national de lutte contre la tuberculose (PNT), la maladie se transmet par voie aérienne : « c’est en inspirant ces microbes dans un espace fermé qu’une personne saine peut contracter la maladie » ; la forme pulmonaire est la forme contagieuse de la tuberculose.
Interrogé sur l’hypothèse d’une transmission par casque, le Dr Papa Masserigne Soumaré, pneumologue et praticien hospitalier au Centre hospitalier national universitaire de Fann, estime que « de façon indirecte, il pourrait y avoir une contamination dite croisée entre plusieurs personnes portant le même casque de façon consécutive, car le casque en lui-même est une enceinte qui retient non seulement le flux d’air venant des narines, mais aussi celui de la bouche ». Selon lui, « le risque est bel et bien réel » si une personne infectée porte un casque, tousse à l’intérieur, puis le remet immédiatement à une autre personne.
Le risque sanitaire lié au casque partagé est également discuté dans d’autres pays africains où les motos-taxis occupent une place importante dans le transport urbain. Au Bénin, par exemple, les conducteurs de motos-taxis, appelés « Zémidjan », sont utilisés depuis longtemps pour le transport de passagers, et la question du casque commun a déjà été abordée par la presse.
Mamadou Mbodj, responsable d’une autre organisation de « jakartamen », indique pour sa part qu’une étude réalisée par Partners West Africa Sénégal sur la période 2017-2024 aurait conclu à l’existence d’environ 20 000 conducteurs de motos « Jakarta ». En l’absence de données publiques consolidées, deux responsables d’associations de moto-taxis interrogés estiment à une vingtaine le nombre moyen de passagers transportés chaque jour par un « Jakarta ».
Le préfet du département de Kaolack indique qu’en 2024, le département comptait 25 associations regroupant au total 2 010 conducteurs de moto-taxis. Il précise cependant que les données relatives au nombre de passagers transportés quotidiennement ne sont pas disponibles. Cette absence de statistiques harmonisées limite la possibilité de mesurer précisément l’exposition sanitaire potentielle liée au partage des casques.
Kaolack, un contexte local marqué par la forte présence des moto-taxis
Au-delà des données médicales, l’analyse doit tenir compte du contexte local. À Kaolack, les motos « Jakarta » occupent une place importante dans les déplacements quotidiens et font désormais partie du paysage urbain. D’après Ada Niang, président du mouvement des conducteurs de moto-taxis de Kaolack, une évaluation réalisée en 2020 en dénombrait 24 000. Il estime à environ 34 le nombre moyen de passagers transportés chaque jour par moto-taxi.Mamadou Mbodj, responsable d’une autre organisation de « jakartamen », indique pour sa part qu’une étude réalisée par Partners West Africa Sénégal sur la période 2017-2024 aurait conclu à l’existence d’environ 20 000 conducteurs de motos « Jakarta ». En l’absence de données publiques consolidées, deux responsables d’associations de moto-taxis interrogés estiment à une vingtaine le nombre moyen de passagers transportés chaque jour par un « Jakarta ».
Le préfet du département de Kaolack indique qu’en 2024, le département comptait 25 associations regroupant au total 2 010 conducteurs de moto-taxis. Il précise cependant que les données relatives au nombre de passagers transportés quotidiennement ne sont pas disponibles. Cette absence de statistiques harmonisées limite la possibilité de mesurer précisément l’exposition sanitaire potentielle liée au partage des casques.
Dans ce contexte, le port du casque pose donc une question d’équilibre. D’un côté, il constitue un équipement essentiel de sécurité routière ; de l’autre, son usage partagé, lorsqu’il n’est accompagné d’aucune mesure d’hygiène, peut susciter des réticences compréhensibles chez les passagers.
Concernant les statistiques propres aux accidents impliquant des moto-taxis dans la région de Kaolack, le chargé de communication de l’ANASER, Moustapha Guèye, souligne qu’« il sera difficile de donner un chiffre exact », les données disponibles étant encore « disparates » entre la gendarmerie, la police et les sapeurs-pompiers. Une plateforme est en cours de conception pour remédier à cette dispersion, précise-t-il.
Selon l’OMS, les traumatismes crâniens constituent la principale cause de décès chez les motocyclistes. L’organisation indique que des casques sûrs et de qualité réduisent le risque de décès de plus de six fois et les lésions cérébrales jusqu’à 74 %. Cette donnée a également été reprise en français par ONU Info dans un article consacré à la sécurité des motocyclistes.
Les conducteurs interrogés disent être régulièrement confrontés au refus de certains passagers de porter le casque, soit en raison de la chaleur, soit par crainte de contracter une maladie. Bamba Niang, conducteur officiant à l’arrêt-car de Diamaguène Sicap Mbao, dans la banlieue de Dakar, estime que si les autorités imposent le port du casque, les conducteurs doivent s’y conformer pour continuer à exercer. Son collègue Ousseynou Kane juge que la protection offerte par le casque reste prioritaire, d’autant que le refus de le faire porter aux clients peut exposer les conducteurs à une amende de 6 000 francs CFA.
Du côté des passagers, les positions recueillies traduisent surtout une volonté de se conformer à la décision des autorités. Au rond-point Jet d’Eau, Khadim Ndiaye et Maman Barry disent ne voir aucun inconvénient à l’application de la mesure. M. Ndiaye souligne toutefois une contrainte économique : « Au Sénégal, les gens ne disposent pas toujours des ressources nécessaires pour que chaque individu puisse se procurer facilement un casque. » Il estime, malgré tout, que la protection assurée par le casque prime sur les risques sanitaires, dont il dit n’avoir pas entendu parler auparavant.
L’enjeu de sécurité routière reste majeur
Au Sénégal, l’Agence nationale de sécurité routière (ANASER) est chargée de la prévention des accidents de la route. Elle indique sur son portail que les accidents de la route font plus de 3 500 morts chaque année au Sénégal et plus de 40 000 blessés, en se référant aux données de l’OMS.Concernant les statistiques propres aux accidents impliquant des moto-taxis dans la région de Kaolack, le chargé de communication de l’ANASER, Moustapha Guèye, souligne qu’« il sera difficile de donner un chiffre exact », les données disponibles étant encore « disparates » entre la gendarmerie, la police et les sapeurs-pompiers. Une plateforme est en cours de conception pour remédier à cette dispersion, précise-t-il.
Selon l’OMS, les traumatismes crâniens constituent la principale cause de décès chez les motocyclistes. L’organisation indique que des casques sûrs et de qualité réduisent le risque de décès de plus de six fois et les lésions cérébrales jusqu’à 74 %. Cette donnée a également été reprise en français par ONU Info dans un article consacré à la sécurité des motocyclistes.
Les conducteurs interrogés disent être régulièrement confrontés au refus de certains passagers de porter le casque, soit en raison de la chaleur, soit par crainte de contracter une maladie. Bamba Niang, conducteur officiant à l’arrêt-car de Diamaguène Sicap Mbao, dans la banlieue de Dakar, estime que si les autorités imposent le port du casque, les conducteurs doivent s’y conformer pour continuer à exercer. Son collègue Ousseynou Kane juge que la protection offerte par le casque reste prioritaire, d’autant que le refus de le faire porter aux clients peut exposer les conducteurs à une amende de 6 000 francs CFA.
Du côté des passagers, les positions recueillies traduisent surtout une volonté de se conformer à la décision des autorités. Au rond-point Jet d’Eau, Khadim Ndiaye et Maman Barry disent ne voir aucun inconvénient à l’application de la mesure. M. Ndiaye souligne toutefois une contrainte économique : « Au Sénégal, les gens ne disposent pas toujours des ressources nécessaires pour que chaque individu puisse se procurer facilement un casque. » Il estime, malgré tout, que la protection assurée par le casque prime sur les risques sanitaires, dont il dit n’avoir pas entendu parler auparavant.
Analyse et conclusion
La déclaration de Mamadou Mbodj repose sur un risque sanitaire plausible, confirmé pour certaines affections par les spécialistes consultés. Les mycoses du cuir chevelu, les poux et certaines infections cutanées peuvent se transmettre par contact direct ou par l’intermédiaire d’objets partagés. La gale, bien que principalement transmise par contact prolongé peau à peau, peut également se transmettre indirectement à travers des textiles ou objets contaminés dans certaines conditions. Quant à la tuberculose, sa transmission se fait essentiellement par voie aérienne ; le casque partagé n’est pas le mode habituel de contamination, mais un risque indirect peut être envisagé lorsqu’un casque retient des sécrétions respiratoires et est immédiatement réutilisé par une autre personne.Le verdict doit donc être nuancé. Il serait excessif d’affirmer que tout casque partagé transmet nécessairement des maladies. Mais il serait également imprudent d’écarter le risque lorsque le même équipement est utilisé par de nombreux passagers, sous forte chaleur, sans désinfection régulière ni protection individuelle entre deux usages.
Les spécialistes consultés recommandent, pour réduire ce risque sans compromettre la sécurité routière, de mettre à la disposition des passagers des bonnets jetables de protection, souvent appelés charlottes, d’encourager lorsque cela est possible l’usage d’un casque individuel, et de nettoyer régulièrement les casques après usage. Cette approche permet de concilier l’exigence de sécurité routière avec les impératifs d’hygiène et de santé publique.
En définitive, l’obligation du port du casque demeure justifiée au regard des risques d’accidents et de traumatismes crâniens. Toutefois, son application gagnerait à être accompagnée de mesures pratiques d’hygiène, d’une communication pédagogique auprès des conducteurs et des passagers, ainsi que d’un suivi statistique plus rigoureux sur les accidents et les éventuels signalements sanitaires liés au partage des casques.
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