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Ces Biélorusses solidaires de l'Ukraine

Les Biélorusses ont fêté ce vendredi 25 mars la journée de la liberté, une fête célébrée uniquement par l’opposition. Ce jour-là, en 1918, les Biélorusses déclaraient l’indépendance de la République démocratique de Biélorussie. Aujourd'hui, le pays sert de base aux Russes pour attaquer l’Ukraine. Une situation qui inquiète les Biélorusses dans l’opposition.



Les Biélorusses de Vilnius sont venus protester en silence devant l’ambassade. Ils ne veulent pas de ce conflit contre un pays qui est leur proche voisin. Jusqu'à présent, les liens entre Gomel, la grande ville à l’est de la Biélorussie, étaient bien plus denses avec Tchernihiv, en Ukraine, qu’avec Minsk, beaucoup plus éloignée. Mais c’est depuis cette région que les troupes russes attaquent l’Ukraine.
 
Comme le raconte Andrej Stryjak, à la tête de Bysol, grande organisation de solidarité, les Biélorusses sur place essayent par tous les moyens de les en empêcher. « Nos partisans sabotent les chemins de fer et ça ne peut être réparé que manuellement. Cela ralentit la progression des missiles. Et tous les missiles qui n’arrivent pas à temps pour être chargé dans les bombardiers russes, ne sont pas lancés sur de nombreuses villes en Ukraine. »
 
Un rôle clé ?
Depuis leur pays, les Biélorusses tentent d’acheminer de l’aide humanitaire. Ceux qui se trouvent en Ukraine forment des unités de combattants. Andrej Viozanau enseigne à l’université biélorusse en exil à Vilnius. Il a des racines ukrainiennes et a grandi à Marioupol. Depuis l’étranger, aider les Ukrainiens financièrement est compliqué. « Les sanctions qui s’appliquent à la Biélorussie restreignent les possibilités d’aide. Nos comptes en banque sont bloqués et je ne peux plus verser de l’argent pour aider l’armée ukrainienne. »
 
Dès le 24 février, l’opposante Svetlana Tikhanovskaia a mis sur pied un comité anti-guerre. « Il n’y a pas de trait d’égalité entre Loukachenko et les Biélorusses », rappelle Franak Viacorka, son conseiller. « Même les soutiens de Loukachenko sont choqués. Ils n’approuvent pas cette guerre. En Biélorussie, seulement 3% de la population est pour cette opération selon des sondages. Si les troupes biélorusses pénètrent en Ukraine, cela va provoquer des troubles. »
 
Craignant la mobilisation générale et l’aggravation de la situation, de nombreux Biélorusses tentent de quitter le pays. Pour Andrej Strizhak de l’organisation Bysol, l’issue de conflit est très importante pour la Biélorussie. « Plus la guerre en Ukraine affaiblira la Russie et Poutine, plus nos chances sont grandes de nous affirmer comme un pays. »
 
À Vilnius, les Biélorusses ne veulent savoir qu’une chose : leurs soldats ont-ils déjà ou non franchi la frontière avec l’Ukraine ?

RFI

Samedi 26 Mars 2022 - 09:33


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