Carrefour commercial de renom, la commune de Diaobé, qui abrite le plus grand marché hebdomadaire de la sous-région, est devenu la ruée des hommes d’affaires en quête effrénée de profit. Et, par conséquent, une zone propice à la spéculation foncière. Le maire de cette localité, Moussa Diao, a bien compris tout le profit qu’il pouvait tirer de cette convoitise dont fait l’objet sa commune. Il a donc saisi le prétexte de la reconstruction de la brigade de gendarmerie de Diaobé saccagée lors des violentes manifestations de mars dernier pour tenter de substituer à l’ancien site un terrain situé à proximité du ‘’louma’’ hebdomadaire sous régional.
Un deal est ainsi noué entre l’édile et l’homme d’affaires Demba Ka, propriétaire de l’entreprise EDK. Lequel, selon les informations du « Témoin », s’était engagé à financer la reconstruction des locaux de la brigade de gendarmerie de la commune de Diaobé-Kabendou. En contrepartie de cet « investissement », le maire devait s’activer en coulisses afin d’octroyer à sa compagnie pétrolière Edk l’ancien site des pandores.
Un vaste terrain qui, depuis longtemps, aiguise bien des appétits de la part des investisseurs du fait de sa position hautement stratégique du point de vue des affaires. Le pacte est alors scellé.
Au cœur d’une grosse polémique, Moussa Diao, le maire, s’explique. « C’est un besoin urgent de sécurité qui motive cet accord avec l’homme d’affaires Demba Ka. Car depuis que la brigade de Diaobé a été saccagée par les manifestants, les populations ne sont plus en sécurité. Il fallait alors trouver une personne prête à financer la reconstruction des locaux de la brigade », justifie l’édile.
Des explications battues en brèche par son adjoint. « La sécurité n’est pas une compétence transférée. C’est donc à l’État de reconstruire les locaux de la gendarmerie mais pas un privé. D’ailleurs, les contestions des populations de Diaobé fusent de partout depuis l’annonce de ce projet », indique l’adjoint au maire selon qui le « deal » risque de mettre Diaobé en feu une nouvelle fois.
La réunion d’urgence, les 200 millions et le véto des conseillers municipaux
Alors, dans la foulée de cette polémique, le maire Moussa Diao a convoqué, ce lundi 07 juin, une réunion d’urgence du conseil municipal pour statuer sur la question. Un conclave qui a enregistré la présence d’un responsable de l’entreprise EDK laquelle a mis sur la table une somme de 200 millions pour la reconstruction de la brigade de gendarmerie de la localité afin de se voir octroyer en contrepartie le terrain qu’elle sollicite. Un terrain situé à un emplacement stratégique.
Une offre tout bonnement rejetée par la majorité des conseillers municipaux, redoutant avoir affaire à une spéculation foncière concoctée entre le maire et l’homme d’affaires. « La population de la commune de Diaobé-Kabendou, par la voie de ses conseillers municipaux, salue l’initiative et le projet d’implantation de l’entreprise EDK dans notre localité. C’est une entreprise nationale et nous soutenons l’expertise locale », a confié un conseiller municipal après avoir rejeté la demande du maire.
Collaborateur de l’édile Moussa Diao, Aliou Sanokho, qui a lui aussi opposé son veto à l’octroi du site de l’ancienne brigade de Diaobe à l’entreprise EDK, justifie son refus par la position stratégique de la zone. Selon ce conseiller, certains de ses collègues se sont même dits prêts à trouver un autre site où l’homme d’affaires, Demba Ka pourrait implanter son entreprise en toute légalité. On en est là, selon le journal Le Témoin qui suit cette affaire de près.
Un deal est ainsi noué entre l’édile et l’homme d’affaires Demba Ka, propriétaire de l’entreprise EDK. Lequel, selon les informations du « Témoin », s’était engagé à financer la reconstruction des locaux de la brigade de gendarmerie de la commune de Diaobé-Kabendou. En contrepartie de cet « investissement », le maire devait s’activer en coulisses afin d’octroyer à sa compagnie pétrolière Edk l’ancien site des pandores.
Un vaste terrain qui, depuis longtemps, aiguise bien des appétits de la part des investisseurs du fait de sa position hautement stratégique du point de vue des affaires. Le pacte est alors scellé.
Au cœur d’une grosse polémique, Moussa Diao, le maire, s’explique. « C’est un besoin urgent de sécurité qui motive cet accord avec l’homme d’affaires Demba Ka. Car depuis que la brigade de Diaobé a été saccagée par les manifestants, les populations ne sont plus en sécurité. Il fallait alors trouver une personne prête à financer la reconstruction des locaux de la brigade », justifie l’édile.
Des explications battues en brèche par son adjoint. « La sécurité n’est pas une compétence transférée. C’est donc à l’État de reconstruire les locaux de la gendarmerie mais pas un privé. D’ailleurs, les contestions des populations de Diaobé fusent de partout depuis l’annonce de ce projet », indique l’adjoint au maire selon qui le « deal » risque de mettre Diaobé en feu une nouvelle fois.
La réunion d’urgence, les 200 millions et le véto des conseillers municipaux
Alors, dans la foulée de cette polémique, le maire Moussa Diao a convoqué, ce lundi 07 juin, une réunion d’urgence du conseil municipal pour statuer sur la question. Un conclave qui a enregistré la présence d’un responsable de l’entreprise EDK laquelle a mis sur la table une somme de 200 millions pour la reconstruction de la brigade de gendarmerie de la localité afin de se voir octroyer en contrepartie le terrain qu’elle sollicite. Un terrain situé à un emplacement stratégique.
Une offre tout bonnement rejetée par la majorité des conseillers municipaux, redoutant avoir affaire à une spéculation foncière concoctée entre le maire et l’homme d’affaires. « La population de la commune de Diaobé-Kabendou, par la voie de ses conseillers municipaux, salue l’initiative et le projet d’implantation de l’entreprise EDK dans notre localité. C’est une entreprise nationale et nous soutenons l’expertise locale », a confié un conseiller municipal après avoir rejeté la demande du maire.
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