Les faits pour lesquels El Hadj Wilane a comparu, mercredi, devant la Chambre criminelle de Dakar remontent au 21 juin 2018. Ce jour-là, l’accusé avait planté un coup de ciseau à la gorge du défunt Mouhamadou Lamine Ndoye. La victime avait été envoyée par son frère récupérer un chapelet mais elle s’était heurtée au refus de l’artisan qui ne voulait restituer le chapelet qu’à son propriétaire.
Mouhamadou Lamine Ndoye a voulu ainsi prendre de force le chapelet. « Je l’ai enserré, il m’a empoigné, c’était serré, j’ai utilisé mon dernier moyen. Le ciseau que je détenais a atterri sur son cou », a soutenu l’accusé arguant qu’il n’avait pas l’intention d’ôter la vie à sa victime. Acheminé au centre hospitalier Philippe Maguilene Senghor, Mouhamadou Lamine Ndoye a succombé à ses blessures.
Selon le conseil de la défense, Me Demba Ciré Bathily, les faits sont constants et simples. « Quand on examine l’attitude de l’accusé, on ne note dans ses réponses aucun repentir ni regret. On peut mentir pour les besoins d’une défense, mais non pas salir la mémoire d’une personne qu’on a assassinée. Le grand-frère de la victime, Libasse Ndoye, lui avait remis un chapelet à réparer et le défunt était venu le chercher au nom de ce frère. L’accusé était le réceptacle de toutes les frustrations à Yoff où il réside depuis 1989. Il est décrit à travers l’enquête de voisinage comme violent, méchant et passant son temps à faire des histoires », a plaidé Me Bathily
Qui a poursuivi: « C’est un criminel par nature, il était assoiffé de sang. Il a profité de la première occasion, il s’est levé pour attaquer la victime avec un ciseau. La préméditation de tuer existe déjà, ce n’est pas une bagarre accidentelle. Il a agi comme un commando à la gorge, il y avait aucune intervention médicale à faire ».
Pour l’avocat droit-de-l’hommiste, il faut que justice soit rendue bien qu’on ne puisse compenser, pour les parents, la douleur de la perte d’un enfant. Rien ne peut éteindre cette douleur qu’il faudra toujours endurer. L’avocat de la partie civile a réclamé 100 millions pour l’ensemble des héritiers.
Quant au maître des poursuites, il a expliqué que, pour un simple chapelet qui coûtait moins de 5000 francs, l’accusé a ôté la vie à la victime. A l’en croire, l’accusé savait bien que l’homme envoyé était le frère de son client. « Tu es donc le frère de Mouhamadou Lamine, je ne te connais pas mais je connais ton frère », avait répondu l’accusé.
« Ce n’est pas un affront, la victime a cherché son chapelet, l’accusé ne l’a pas voulu. Dans la colère, il s’est levé et il lui a administré un violent coup de ciseaux. Le certificat de genre de mort a fait état d’une hémorragie interne suite à un coup violent et il y a eu rupture de l’arcade qui est un organe vital. Quand on la touche, on occasionne la mort de la victime. Il n’y a eu ni excuse de provocation ni légitime défense. Il y avait une intention de tuer bel et bien établie. L’accusé est une personne qui ne doit pas bénéficier de circonstances atténuantes, même s’il est un délinquant primaire », a estimé le parquetier qui a requis 15 ans de réclusion criminelle.
Pour le conseil de la défense, Me Diagne, les faits sont constants parce qu’il y a eu mort d’homme. Cependant, estime-t-il, son client n’a jamais eu l’intention de donner la mort à la victime. Le conseil de la défense a sollicité la disqualification des faits en coup mortel sans préméditation. La chambre criminelle a mis l’affaire en délibéré pour le 16 juin prochain, rapporte Le Témoin qui a assisté à l'audience.
Mouhamadou Lamine Ndoye a voulu ainsi prendre de force le chapelet. « Je l’ai enserré, il m’a empoigné, c’était serré, j’ai utilisé mon dernier moyen. Le ciseau que je détenais a atterri sur son cou », a soutenu l’accusé arguant qu’il n’avait pas l’intention d’ôter la vie à sa victime. Acheminé au centre hospitalier Philippe Maguilene Senghor, Mouhamadou Lamine Ndoye a succombé à ses blessures.
Selon le conseil de la défense, Me Demba Ciré Bathily, les faits sont constants et simples. « Quand on examine l’attitude de l’accusé, on ne note dans ses réponses aucun repentir ni regret. On peut mentir pour les besoins d’une défense, mais non pas salir la mémoire d’une personne qu’on a assassinée. Le grand-frère de la victime, Libasse Ndoye, lui avait remis un chapelet à réparer et le défunt était venu le chercher au nom de ce frère. L’accusé était le réceptacle de toutes les frustrations à Yoff où il réside depuis 1989. Il est décrit à travers l’enquête de voisinage comme violent, méchant et passant son temps à faire des histoires », a plaidé Me Bathily
Qui a poursuivi: « C’est un criminel par nature, il était assoiffé de sang. Il a profité de la première occasion, il s’est levé pour attaquer la victime avec un ciseau. La préméditation de tuer existe déjà, ce n’est pas une bagarre accidentelle. Il a agi comme un commando à la gorge, il y avait aucune intervention médicale à faire ».
Pour l’avocat droit-de-l’hommiste, il faut que justice soit rendue bien qu’on ne puisse compenser, pour les parents, la douleur de la perte d’un enfant. Rien ne peut éteindre cette douleur qu’il faudra toujours endurer. L’avocat de la partie civile a réclamé 100 millions pour l’ensemble des héritiers.
Quant au maître des poursuites, il a expliqué que, pour un simple chapelet qui coûtait moins de 5000 francs, l’accusé a ôté la vie à la victime. A l’en croire, l’accusé savait bien que l’homme envoyé était le frère de son client. « Tu es donc le frère de Mouhamadou Lamine, je ne te connais pas mais je connais ton frère », avait répondu l’accusé.
« Ce n’est pas un affront, la victime a cherché son chapelet, l’accusé ne l’a pas voulu. Dans la colère, il s’est levé et il lui a administré un violent coup de ciseaux. Le certificat de genre de mort a fait état d’une hémorragie interne suite à un coup violent et il y a eu rupture de l’arcade qui est un organe vital. Quand on la touche, on occasionne la mort de la victime. Il n’y a eu ni excuse de provocation ni légitime défense. Il y avait une intention de tuer bel et bien établie. L’accusé est une personne qui ne doit pas bénéficier de circonstances atténuantes, même s’il est un délinquant primaire », a estimé le parquetier qui a requis 15 ans de réclusion criminelle.
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