Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde
C’est la Société chinoise pour la recherche en biologie cellulaire (CSBC) qui a dégainé la première. Dans un communiqué qui ne mâche pas ses caractères, l’association basée à Shanghai évoque une expérience « contraire aux normes morales », un « acte individuel dangereux », comparé au franchissement d’une « ligne électrique à haute tension ». L'institution demande à ce que son auteur soit puni.
Même son de cloche du côté des universitaires. Dans une lettre ouverte publiée lundi, plusieurs centaines de chercheurs condamnent un projet « ignorant complètement les principes de l’éthique biomédicale », et qualifient de « fou » le comportement du docteur He Jiankui.
Ce biologiste à l’Université des sciences et des technologies du sud de la ville de Shenzhen vient d’ailleurs, semble-t-il, d’être lâché par son propre labo. L’ancien directeur de l’hôpital privé Harmonicare, dans lequel He Jiankui a effectué ses recherches, affirme qu’il n’a pas signé le formulaire autorisant l’expérience, comme d’ailleurs les autres médecins de l’hôpital dont les noms figurent sur le document daté du 7 mars 2017.
Suite à l’annonce d’un scientifique chinois qui prétend avoir contribué à la naissance des premiers bébés génétiquement modifiés, la communauté scientifique chinoise a dénoncé un acte contraire à l’éthique. Plus de 120 chercheurs ont aussi signé une lettre ouverte condamnant la supposée expérience et son auteur.
Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde
C’est la Société chinoise pour la recherche en biologie cellulaire (CSBC) qui a dégainé la première. Dans un communiqué qui ne mâche pas ses caractères, l’association basée à Shanghai évoque une expérience « contraire aux normes morales », un « acte individuel dangereux », comparé au franchissement d’une « ligne électrique à haute tension ». L'institution demande à ce que son auteur soit puni.
Même son de cloche du côté des universitaires. Dans une lettre ouverte publiée lundi, plusieurs centaines de chercheurs condamnent un projet « ignorant complètement les principes de l’éthique biomédicale », et qualifient de « fou » le comportement du docteur He Jiankui.
Ce biologiste à l’Université des sciences et des technologies du sud de la ville de Shenzhen vient d’ailleurs, semble-t-il, d’être lâché par son propre labo. L’ancien directeur de l’hôpital privé Harmonicare, dans lequel He Jiankui a effectué ses recherches, affirme qu’il n’a pas signé le formulaire autorisant l’expérience, comme d’ailleurs les autres médecins de l’hôpital dont les noms figurent sur le document daté du 7 mars 2017.
Enquête demandée
Il est vrai que l’affaire fait également scandale dans l’opinion. Après avoir salué « une avancée majeure pour la science chinoise », les réseaux sociaux se sont complètement retournés ce mardi. De nombreux internautes s’inquiètent pour la santé de LuLu et NaNa, les bébés jumelles dont un gène aurait été désactivé par le professeur He Jiankui afin, selon ce dernier, de les immuniser contre le virus du sida.
La Commission nationale de la santé chinoise a demandé une enquête sur cette expérience à la Commission de la santé de la province du Guangdong dans le sud de la Chine dont dépend l’hôpital de Shenzhen.
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