Quelque 2 000 km², des centaines d'îles entourées d'eau turquoise et baignées de chaleur tropicale. Le décor de l'archipel de San Blas, au Panama, a tout de paradisiaque. Il pourrait pourtant bien disparaître d'ici quelques décennies à cause de la montée des eaux, conséquence du réchauffement climatique.
"Vous voyez, ces pierres sont baignées par l'eau de mer. Avant, l'eau n'y arrivait pas !", montre Jaime, habitant de l'île de Carti Mulatub. "On doit constamment renforcer les digues, mais les vagues les emportent."
Jaime est né ici. Comme tous les Guna, il vit de la pêche, d'une agriculture d'auto-subsistance, et d'un peu de tourisme. Mais comme beaucoup de jeunes de sa génération, il se prépare à quitter l'île. "Nos aïeux, ils ont vécu tant d'années ici ! Ils ne veulent pas déménager vers la terre ferme. Nous, les plus jeunes, on a parfois un petit terrain, là-bas, dans les montagnes", explique-t-il. "Mais nos coutumes Guna vont se perdre ; les îles San Blas sont désormais surpeuplées."
"Aller vivre en ville"
Janet vit à Cartí Tupile. Celle qui est la fille du chef traditionnel de l'île sait que les maisons guna ne sont pas faites pour résister au dérèglement climatique. "Ici, on est en mer, au milieu de rien, et s'il y a un ouragan on perdrait tout. Moi, je crois que je vais aller vivre en ville", affirme-t-elle.
Son père, quant à lui, ne croit pas au changement climatique. Il tente de convaincre les plus jeunes de rester sur l'archipel où ils ont farouchement défendu leur autonomie depuis des siècles. "Quand j'étais enfant", confie Paulino, "un jour, l'eau a soudainement monté. Tout était inondé ici. Je pouvais nager, ici même, dans ma cour ! Mais personne n'a prétendu alors qu'on était en train de s'enfoncer, ou ceci ou cela."
Les habitants de l'archipel de San Blas construisent des digues avec les moyens du bord. Les pierres sont difficiles à trouver, alors ils utilisent souvent des coraux qu'ils prélèvent dans les récifs alentour, fragilisant chaque fois un peu plus la défense naturelle que constituent les barrières de corail.
"Vous voyez, ces pierres sont baignées par l'eau de mer. Avant, l'eau n'y arrivait pas !", montre Jaime, habitant de l'île de Carti Mulatub. "On doit constamment renforcer les digues, mais les vagues les emportent."
Jaime est né ici. Comme tous les Guna, il vit de la pêche, d'une agriculture d'auto-subsistance, et d'un peu de tourisme. Mais comme beaucoup de jeunes de sa génération, il se prépare à quitter l'île. "Nos aïeux, ils ont vécu tant d'années ici ! Ils ne veulent pas déménager vers la terre ferme. Nous, les plus jeunes, on a parfois un petit terrain, là-bas, dans les montagnes", explique-t-il. "Mais nos coutumes Guna vont se perdre ; les îles San Blas sont désormais surpeuplées."
"Aller vivre en ville"
Janet vit à Cartí Tupile. Celle qui est la fille du chef traditionnel de l'île sait que les maisons guna ne sont pas faites pour résister au dérèglement climatique. "Ici, on est en mer, au milieu de rien, et s'il y a un ouragan on perdrait tout. Moi, je crois que je vais aller vivre en ville", affirme-t-elle.
Son père, quant à lui, ne croit pas au changement climatique. Il tente de convaincre les plus jeunes de rester sur l'archipel où ils ont farouchement défendu leur autonomie depuis des siècles. "Quand j'étais enfant", confie Paulino, "un jour, l'eau a soudainement monté. Tout était inondé ici. Je pouvais nager, ici même, dans ma cour ! Mais personne n'a prétendu alors qu'on était en train de s'enfoncer, ou ceci ou cela."
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