Les Émirats Arabes Unis, où se tiendra en novembre et décembre la Cop28, ont annoncé, ce jeudi 12 janvier, la nomination à la présidence de la conférence sur le climat de Sultan Al Jaber. Ministre de l’industrie, fondateur d’un groupe d’investissement dans les énergies renouvelables et surtout PDG d’une compagnie pétrolière. Un CV étonnant pour le poste.
Les Émirats Arabes Unis, où se tiendra en novembre et décembre la Cop28, ont annoncé, ce jeudi 12 janvier, la nomination à la présidence de la conférence sur le climat de Sultan Al Jaber. Ministre de l’industrie, fondateur d’un groupe d’investissement dans les énergies renouvelables et surtout PDG d’une compagnie pétrolière. Un CV étonnant pour le poste.
Cela n’a au bout du compte rien de vraiment surprenant… Sultan Al Jaber dirigeait déjà la délégation émiratie lors des deux précédentes Cop, dont une délégation d’un millier de membres, la plus importante en Égypte. Tout cela en étant ministre émirati de l’Industrie et surtout PDG de la compagnie nationale pétrolière Abu Dhabi national oil company (Adnoc) depuis 2016.
Une approche « pragmatique »
Pas le profil idéal pour accélérer la sortie des énergies fossiles, indispensable pour tenir les engagements des Accords de Paris et limiter le réchauffement climatique. Déjà, la Cop27 n’avait pas réussi à faire progresser la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Avec Sultan Al Jaber à sa présidence, on voit mal la Cop28 inverser la tendance.
D’autant que celui-ci promet de mettre en avant une « approche pragmatique, réaliste et axée sur les solutions », explique-t-il dans le communiqué officialisant sa nomination. Déjà, par le passé, il avait prévenu : « Les politiques visant à se désengager des hydrocarbures trop tôt, sans alternatives viables adéquates, sont vouées à l’échec. » Bref, ne sortons pas du pétrole sans avoir trouvé d’autres solutions.
Sultan Al Jaber y travaille. Il a fondé en 2006 Masdar, l’un des premiers investisseurs mondiaux dans les renouvelables, un groupe étroitement lié à l’État et dont l’Adnoc est actionnaire. Cela lui a d’ailleurs valu d’être désigné « champion de la Terre » par l’Onu en 2012 dans la catégorie « vision entrepreneuriale ».
Énergies fossiles et renouvelable « en même temps »
D’un côté, les énergies fossiles, de l’autre le renouvelable. Cet « en même temps » incarné par Sultan Al Jaber représente parfaitement la politique environnementale des Émirats Arabes Unis, septième producteur mondial de pétrole qui investit massivement dans les énergies renouvelables et s’est engagé a atteindre la neutralité carbone en 2050. En misant d’abord sur des techniques encore incertaines de captage et de stockage des CO2 qu’en sortant des énergies fossiles.
Les Émirats Arabes Unis, où se tiendra en novembre et décembre la Cop28, ont annoncé, ce jeudi 12 janvier, la nomination à la présidence de la conférence sur le climat de Sultan Al Jaber. Ministre de l’industrie, fondateur d’un groupe d’investissement dans les énergies renouvelables et surtout PDG d’une compagnie pétrolière. Un CV étonnant pour le poste.
Cela n’a au bout du compte rien de vraiment surprenant… Sultan Al Jaber dirigeait déjà la délégation émiratie lors des deux précédentes Cop, dont une délégation d’un millier de membres, la plus importante en Égypte. Tout cela en étant ministre émirati de l’Industrie et surtout PDG de la compagnie nationale pétrolière Abu Dhabi national oil company (Adnoc) depuis 2016.
Une approche « pragmatique »
Pas le profil idéal pour accélérer la sortie des énergies fossiles, indispensable pour tenir les engagements des Accords de Paris et limiter le réchauffement climatique. Déjà, la Cop27 n’avait pas réussi à faire progresser la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Avec Sultan Al Jaber à sa présidence, on voit mal la Cop28 inverser la tendance.
D’autant que celui-ci promet de mettre en avant une « approche pragmatique, réaliste et axée sur les solutions », explique-t-il dans le communiqué officialisant sa nomination. Déjà, par le passé, il avait prévenu : « Les politiques visant à se désengager des hydrocarbures trop tôt, sans alternatives viables adéquates, sont vouées à l’échec. » Bref, ne sortons pas du pétrole sans avoir trouvé d’autres solutions.
Sultan Al Jaber y travaille. Il a fondé en 2006 Masdar, l’un des premiers investisseurs mondiaux dans les renouvelables, un groupe étroitement lié à l’État et dont l’Adnoc est actionnaire. Cela lui a d’ailleurs valu d’être désigné « champion de la Terre » par l’Onu en 2012 dans la catégorie « vision entrepreneuriale ».
Énergies fossiles et renouvelable « en même temps »
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