Le nouveau Président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko, qui détient une majorité écrasante au Parlement, a déclaré n’avoir pas été associé à la désignation de son successeur, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô, 72 heures après son limogeage par le Président Diomaye Faye. Alors qu’il a le pouvoir de censurer le gouvernement, il a appelé le chef d’Etat à une «discussion responsable» pour l’avenir du pays.
«Je voudrais dire qu'un gouvernement se forme normalement avec la formation politique majoritaire dans un pays. Notre formation politique n'a pas été associée aux consultations qui ont conduit à la nomination d'un Premier ministre. Elle n'est pas associée à ce jour aux consultations pour la formation d'un gouvernement», a d’abord clarifié Ousmane Sonko.
Face à cette situation, tout en rappelant au Président Diomaye qu’il ne veut pas «bloquer» le pays avec sa majorité parlementaire, Sonko a proposé une voie de sortie de crise. « Pastef reste ouvert à une discussion responsable qui met de côté les égos pour trouver les voies et moyens d'une gouvernance apaisée», a dit le député. Pour lui, cette solution permettra à Diomaye de «terminer son mandat dans les meilleures conditions».
Cette discussion, toujours selon l’ancien Premier ministre, ne devrait pas se faire «autour des hommes et des femmes», mais sur la base des «orientations et du programme» de Pastef.
Tout en appelant enfin le Président à la «responsabilité au sens du dépassement», Sonko soutient «qu’on ne peut pas être dans un système d'hyper-présidentialisme au Sénégal aujourd'hui (car) la configuration actuelle en a décidé ainsi».
Pour rappel, même si ce n’est pas encore une option envisagée, pour le quinquennat en cours, le Président Diomaye Faye peut dissoudre, une dernière fois, l’Assemblée nationale dans six (06) mois environ.
«Je voudrais dire qu'un gouvernement se forme normalement avec la formation politique majoritaire dans un pays. Notre formation politique n'a pas été associée aux consultations qui ont conduit à la nomination d'un Premier ministre. Elle n'est pas associée à ce jour aux consultations pour la formation d'un gouvernement», a d’abord clarifié Ousmane Sonko.
Face à cette situation, tout en rappelant au Président Diomaye qu’il ne veut pas «bloquer» le pays avec sa majorité parlementaire, Sonko a proposé une voie de sortie de crise. « Pastef reste ouvert à une discussion responsable qui met de côté les égos pour trouver les voies et moyens d'une gouvernance apaisée», a dit le député. Pour lui, cette solution permettra à Diomaye de «terminer son mandat dans les meilleures conditions».
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