Les travées de Volo-Volo grouillent de monde, mais ils sont peu à accepter de répondre au micro. Saïd, au contraire, tient à dire ce qu’il a sur le cœur. « Les citoyens comoriens, on en a marre. Il y a rien qui marche. Vous voyez l'électricité ? ça marche qu'à Moroni. À l'extérieur, à la campagne, il n'y aura jamais d'électricité. Nous n'avons pas d'eau, nous avons rien du tout. On préfère partir en bateau et aller n'importe où. On ne souhaite pas quitter notre pays, mais la vie est catastrophique. Je ne vais pas voter, je ne vote pas moi ! »
Chez Abdou, vendeur de vêtements, le dépit l’emporte sur la colère. « Il y a beaucoup beaucoup de galères, ici. La vie est chère aux Comores. Je travaille. Quand tu as vendu 5 000, tu manges à 5 000. Le lendemain, il n'y a rien. Quand je ne travaille pas, je ne peux pas manger. » Quant à savoir si l'élection peut changer quelque chose, Abdou estime que « le vote n'est pas la solution ». Il ne fait « pas confiance » aux candidats.
Ahmed est vendeur ambulant, et dimanche ses pas le mèneront aux urnes. Car il attend du changement dans son quotidien. « Il y a vraiment une pénurie d'eau très importante, mais aussi l'électricité. Il n'y a pas d'emplois, les salaires sont très bas. Les taxes des douanes sont très élevées. ça nous bloque. On arrive pas à ouvrir une entreprise ou démarrer un projet. Donc on essaie de voir parmi les candidats, celui qui pourrait, peut-être faire quelque chose. Peut-être. On doit toujours espérer, on sait pas. »
45 %, près de la moitié, des plus de 830 000 habitants de l’archipel des Comores vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.
Chez Abdou, vendeur de vêtements, le dépit l’emporte sur la colère. « Il y a beaucoup beaucoup de galères, ici. La vie est chère aux Comores. Je travaille. Quand tu as vendu 5 000, tu manges à 5 000. Le lendemain, il n'y a rien. Quand je ne travaille pas, je ne peux pas manger. » Quant à savoir si l'élection peut changer quelque chose, Abdou estime que « le vote n'est pas la solution ». Il ne fait « pas confiance » aux candidats.
Ahmed est vendeur ambulant, et dimanche ses pas le mèneront aux urnes. Car il attend du changement dans son quotidien. « Il y a vraiment une pénurie d'eau très importante, mais aussi l'électricité. Il n'y a pas d'emplois, les salaires sont très bas. Les taxes des douanes sont très élevées. ça nous bloque. On arrive pas à ouvrir une entreprise ou démarrer un projet. Donc on essaie de voir parmi les candidats, celui qui pourrait, peut-être faire quelque chose. Peut-être. On doit toujours espérer, on sait pas. »
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