Incessant mouvement d'ambulances entre le collège et le lycée Nganga Edouard et le Centre hospitalier et universitaire où les véhicules ont évacué mercredi peu avant 11H (10 GMT), quarante-quatre élèves en majorité des jeunes filles de 12 à 18 ans. Les médecins ont fait état d'une crise générale d'hystérie dont ils n'ont pu expliquer la cause.
Quelque peu en colère, certains élèves se souviennent de la façon dont la séquence a commencé. « Nous étions tous dans les salles et on est venu nous sortir pour recevoir la ministre de la Jeunesse. Lorsque la ministre est arrivée, une fille est tombée. On s'est dit que c'est peut-être un problème d'asthme ou d'émotion. Quand la ministre a fini son discours et elle est partie, les gens ont commencé à tomber en transe. Aussitôt on a vu plus de seize ambulances qui sont arrivées et ont emmené les élèves pour les conduire à l'hôpital », raconte un témoin. « C'est pas normal », ajoute une autre élève.
Plus de peur que de mal. Aucun mort n'a été déploré selon le bilan de la direction générale du CHU. Les parents, qui ont accouru nombreux, sont rentrés le soir avec leurs enfants après une période d'observation et des soins dans le service d'urgence. Deux élèves au moins ont passé la nuit à l'hôpital.
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