Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)


PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)



Construire le capital humain dans un contexte de déconstruction (Par Awa Gueye Thioune)



Construire le capital humain dans un contexte de déconstruction (Par Awa Gueye Thioune)
Pourquoi se haïr alors que nous avons la possibilité de nous aimer et de nous aider ?
Combien sommes-nous à être heurtés, choqués lorsqu’on se réveille chaque jour ?
Se haïr, calomnier et mal traiter !
Médisances, méchancetés, contre-vérités !
Des concepts forts, désolants et brutaux qui hantent notre quotidien.
Chaque matin au réveil en lisant les médias ou en allant gagner son pain, un sentiment de désolation et d’amertume nous habite.
Chercher la faute des autres en oubliant les siennes !
Faire du mal gratuitement,
Dire du mal aisément,
Diffuser le mal impunément,
 
Utiliser son pouvoir pour opprimer, harceler et humilier,
Face à ce tableau sombre, que faire ?
- Se taire et s’en désoler ou 
- Être révolté, combattre et se décider à agir. 
Agir !  C’est faire, c’est traduire sa pensée, c’est se dévoiler, 
« Pour connaître les hommes, il faut les voir agir » dixit Jean-Jacques ROUSSEAU. 
Comment construire le capital humain dans un contexte de déconstruction ? 
Se repentir de manière sincère et agir reste cette autre alternative une fois que nous avons pris conscience de la gravité de la situation, 
 
Garder la foi en toute chose, comprendre notre prochain et prendre conscience de nos limites,
Croire en Dieu, Seigneur des mondes, l’Apparent, le Caché, le Détenteur du pouvoir. 
Tout commence par Dieu et tout finit par Dieu,
Omnipotent et Omniscient, il nous offre une opportunité extraordinaire de nous améliorer, de nous corriger et de réparer nos erreurs et imperfections d’humain,
Clément et miséricordieux, il accepte nos repentirs sincères,
Il ne juge pas, il pardonne,
Il offre et promeut
Il protège et oriente,
 
Il indique à travers les religions révélées le bien et le mal,
L’individu doit être en mesure de discerner le bien et le mal,
Pourquoi chercher en permanence la faute des autres au lieu de tendre la main et d’aider ?
Cela suppose un niveau d’éducation et /ou d’instruction.
« L’éducation s’avère comme l’arme la plus puissante pour changer le monde » disait Nelson MANDELA. 
 
Je parle de l’éducation formelle et de l’éducation non formelle,
Eduquer dans le domaine de l’utilisation des médias,
Eduquer en faisant référence aux valeurs culturelles, 
Que ceux qui ont les chapelets prient, 
Que ceux qui peuvent invoquer implorent,
Que ceux qui peuvent prêcher prêchent,
Que ceux qui peuvent chercher trouvent des remèdes surs,
Que ceux qui peuvent prendre des mesures justes, équitables et humaines le fassent.
 
L’humanité est éprouvée et a besoin de repères et d’un retour à nos valeurs.
Les valeurs africaines, européennes, américaines et celles asiatiques recommandent un respect des ainés et en tant que parent, une assumation de nos responsabilités vis-à-vis de notre progéniture.
Comment vivre en reniant notre culture ?
Quel genre d’éducation donnons-nous à nos enfants? 
 
Pourquoi voulons-nous appauvrir nos enfants, les rendre complexés par rapport, entre autres, à leur langue maternelle et réduire leur univers linguistique par exemple au français ou à l’anglais ?
Etre peul, toucouleur, sérère, wolof, lébou, mandingue, mandjack, baoulé, dioulas, haoussa, bété, berbère…  etc. et refuser que son enfant ne comprenne sa langue d’origine, la langue de ses parents celle de ses ancêtres sous prétexte d’une « civilisation ».
 
Pourquoi ne pas donner à nos enfants la chance de la diversité que nous ont léguée nos ancêtres et la capacité de s’adapter dans un monde en perpétuelle mutation. Qui sommes-nous réellement ? Et quel devoir vis-à-vis de nos enfants ?
Eduquer, donner à nos enfants l’éducation que nos parents nous ont transmise.
Quelque chose doit forcément changer, 
Notre regard du monde et de l’autre, doit changer, notre endurance et notre capacité à faire face sollicitées.
 
Agir au nom de la responsabilité générationnelle et croire en nous-mêmes !  

Par  Awa Gueye Thioune, juriste, auteure
Chevalière de l'ordre du mérite
Experte en politiques publiques, gouvernance et développement territorial

Salif SAKHANOKHO

Vendredi 20 Mai 2022 - 16:26


div id="taboola-below-article-thumbnails">

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter