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Convention républicaine, jour 2 : Melania Trump cherche à rassurer les femmes et les minorités

En délivrant un message emprunt de compassion et d'optimisme, mardi, au deuxième soir de la convention républicaine, la Première dame américaine s'est adressée à une catégorie de l'électorat que Donald Trump peine à convaincre : les femmes et les minorités raciales. À travers la voix de Melania Trump et bien d'autres, le Parti s'est employé à montrer une image différente du président.



Convention républicaine, jour 2 : Melania Trump cherche à rassurer les femmes et les minorités
Contrairement au ton incisif de la veille, la deuxième soirée de la convention républicaine, mardi 25 août, a été l'occasion de délivrer un message positif. À cet égard, le discours phare de la soirée a été donné par la Première dame, Melania Trump. "Je ne veux pas utiliser ce temps précieux pour attaquer le camp adverse, car cela ne fait que diviser davantage le pays", a-t-elle expliqué.
 
L'épouse de Donald Trump a préféré offrir une image de la Maison Blanche plus douce que d'habitude. Alors que le président est critiqué par l'opposition pour sa mauvaise gestion de la crise sanitaire, Melania Trump a offert ses pensées aux familles des victimes du Covid-19. "Je sais que beaucoup de gens sont angoissés, et que certains se sentent impuissants. Je veux que vous sachiez que vous n'êtes pas seuls", a-t-elle lancé depuis les jardins de la Maison Blanche.
 
"C'est ce genre de moments qui nous feront dire à nos petits-enfants que grâce à la gentillesse et à la compassion, la force et la détermination, nous avons pu restaurer la promesse de notre futur", a-t-elle ajouté. Voilà un ton qui tranche avec le style vif et acéré de son époux. Melania Trump a d'ailleurs tenté d'arrondir les angles en analysant la personnalité de son mari. "Les citoyens méritent qu'un président fasse preuve d'honnêteté. Que vous appréciez cela ou pas, vous savez toujours ce qu'il pense", a-t-elle souri. "Il ne perd pas son temps à jouer les politiciens."
 
Voix rassembleuse
 
C'est peut-être justement sur ce contraste entre les deux époux que misait la campagne du républicain. Alors que le milliardaire est accusé de diviser et s'est mis à dos une majorité de femmes et de membres des minorités, Melania Trump, elle, a cherché à être la voix rassembleuse mardi soir.
 
Elle a longuement évoqué les manifestations anti-racistes qui secouent le pays depuis la mort de George Floyd. "Nous ne sommes pas fiers de certaines parties de notre histoire, c'est une dure réalité", a-t-elle admis, tout en condamnant les violences et les pillages. "Nous devons nous souvenir que nous formons tous une même communauté composée de plusieurs races, religions et ethnicités. La diversité fait notre force", a-t-elle plaidé.
 
Elle n'a pas non plus oublié de s'adresser aux femmes, aux mères surtout : "Vous êtes des guerrières !", leur a-t-elle dit. Elle a rappelé que les États-Unis venaient de fêter le centenaire du XIXe amendement accordant le droit de vote aux femmes blanches.
 
L'autre Donald Trump
 
Toute la soirée, à l'instar de Melania Trump, le Parti républicain s'est employé à prouver que Donald Trump ne méritait pas les critiques dont il fait l'objet depuis quatre ans. La politique de séparation des familles de migrants et les photos d'enfants dans des cages ont choqué le pays. La convention le montre à la Maison Blanche en train de naturaliser cinq immigrants.
 

Sa réaction à la mort de George Floyd et son slogan, "la loi et l'ordre", met en colère de nombreux Afro-Américains. Donald Trump annonce, en pleine convention et toujours depuis la Maison Blanche, qu'il accorde le pardon présidentiel à un ex-détenu noir qui aide les autres condamnés à remonter la pente.
 
La tendance de Donald Trump à insulter ou à manquer de respect à ses adversaires agace jusqu'au camp républicain. C'est plutôt la "cancel culture" ("culture de l'annulation", un terme utilisé par le camp républicain pour critiquer la supposée volonté des progressistes "d'annuler" les voix de l'opposition) qu'il faut blâmer, a argué le deuxième fils du président, Eric Trump : "À ceux qui n'ont pas de voix, qui sont couverts de honte, qui sont censurés et annulés – mon père se battra pour vous."
 
Main tendue aux femmes
 
Le magnat de l'immobilier est accusé par une multitude de femmes d'agressions sexuelles et est accusé de sexisme par les démocrates. Un clip le montre en compagnie de toutes celles qu'il a nommées dans son administration : l'ex-ambassadrice à l'ONU Nikki Haley, ou sa fille et conseillère Ivanka Trump, ou encore son ex-porte-parole Sarah Sanders…
 
Reste à savoir si cette main tendue aux femmes sera saisie en novembre. Donald Trump est à la traîne d'une vingtaine de points derrière Joe Biden dans les sondages de cet été interrogeant cette catégorie de l'électorat. Les femmes de banlieue, notamment, semblent ne pas lui avoir pardonné sa gestion de la pandémie. L'intervention de la Première dame suffira-t-elle ?

France24

Mercredi 26 Août 2020 - 09:05



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