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Coronavirus-Chine: le confinement source de souffrances, disputes et divorces

Alors que la Chine connaît une décrue des statistiques, avec notamment 99 nouveaux cas de contamination et 28 morts pour le vendredi 6 mars, des dizaines de millions de Chinois restent cependant confinés chez eux. Cette période d’isolement entraîne des disputes, des souffrances psychologiques et même une hausse des divorces



Un bout de fenêtre pour seul horizon, un espace réduit à partager pendant plusieurs semaines… le confinement est loin d’être une période de repos au temps du coronavirus. Si certains ont annoncé un boom des naissances l’année prochaine lié aux quarantaines qui s’éternisent, en réalité on assiste à une augmentation des violences conjugales en Chine. Selon les médias d’État, le nombre des demandes de divorces aurait explosé dans certaines villes, sans parler des dépressions.

Mesure de santé publique importante pour contenir l’épidémie, la quarantaine a aussi des conséquences psychologiques sur ceux qui subissent ces longues périodes d’isolement, affirme Chee Ng, professeur de psychiatrie à l’université de Melbourne.

« On perd notre routine lorsqu’on est confiné et plus généralement on réduit notre activité physique : les sorties extérieures, le sport, explique-t-il, également directeur du Centre de collaboration et de santé mentale Asie-Australie de l’hôpital St Vincent de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les personnes en quarantaine peuvent être affectées de stress post-traumatique, d’irritabilité, d’angoisse et d’insomnies. »

Excès d'informations anxiogènes

À la différence des crises de santé publique précédentes, les personnes en quarantaine peuvent rester connectées au monde extérieur via les téléphones portables. Mais attention, elles sont également confrontées à ce que l’OMS a qualifié d’« infodémie », un flux interrompu d’informations parfois anxiogènes.

« Le sens commun dirait que l’accès aux réseaux sociaux permet d’aider à se sentir moins isolé en période de crise. En même temps, les personnes confinées ont accès à des informations en ligne qui ne sont pas toujours vérifiées, poursuit le docteur Chee Ng. On ne sait pas si le flot d’informations, qui n’existait pas pendant le Sras, peut aggraver ou non l’impact psychologique du confinement. »

Près d'un million de personnes toujours en quarantaine à Pékin

Pour répondre à ces difficultés d’ordre psychologiques, la commission nationale de la santé en Chine avoir mis en place 300 centres téléphoniques d’urgences dans le pays… mais pas toujours avec suffisamment de personnel qualifié au bout du fil. Le dispositif devrait être renforcé d’ici la fin du mois.

Au-delà des dizaines de millions d’habitants de la province du Hubei, totalement isolée du reste du pays depuis le 23 janvier dernier, d’autres mégalopoles sont concernées par les restrictions de déplacements en Chine : près de 870 000 personnes sont toujours en quarantaine aujourd’hui à Pékin.

Rfi

Samedi 7 Mars 2020 - 08:39



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