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Coronavirus en France : l'Ile-de-France encore plus touchée qu'espéré

Le coronavirus peut-il rebondir en France à la faveur du déconfinement ? C'est l'angoissante question qui se pose alors que les Français vont pourvoir de nouveau se déplacer, avec des restrictions, à partir de lundi. L'Ile-de-France inquiète particulièrement...



La situation en Ile-de-France encore critique
L'épidémie de coronavirus est à un tournant en France. Alors qu'Edouard Philippe et plusieurs membres de son gouvernement ont annoncé hier le détail du plan de déconfinement qui va se mettre en place à partir de ce lundi 11 mai, le pays reste divisée en deux avec des départements "verts", où l'épidémie est relativement peu virulente et des zones "rouges", où le SRAS-CoV-2 est encore très actif et les services de réanimation fortement sollicités (voir la carte du déconfinement ici). L'épidémie est particulièrement active dans le Grand Est, en Bourgogne-Franche-Comté, dans les Hauts de France et surtout en Ile-de-France, selon le ministre de la Santé Olivier Véran qui a appelé à la plus grande vigilance la semaine prochaine avec le retour des enfants à l'école et la reprise du travail pour une partie des salariés ainsi que des transports en commun qui vont avec. Selon le dernier bilan dévoilé hier, la région francilienne compte encore 9564 personnes hospitalisées pour Covid-19 et 1254 cas en réanimation pour une capacité initiale d'environs 1000 lits.
 
Selon nos calculs, le taux de remplissage des services de réanimation, un des indicateurs clés pour le gouvernement, était hier de plus de 74% à Paris, 87% dans des Yvelines, 94% dans les Hauts-de-Seine, 106% dans le Val d'Oise, 114% dans le Val de Marne, 120% dans l'Essonne, 133% en Seine-et-Marne, 148% en Seine Saint Denis. A Paris même, le 6 mai, on dénombrait encore 176 passages aux urgences pour suspicion de coronavirus sur 872 passages au total, soit un taux de circulation de 20,18%. La situation est aussi très tendue à Mayotte qui est le seul département où le confinement restera en vigueur.
 
 
"En Ile-de-France, le nombre de cas baisse, mais il reste plus élevé que ce que nous espérions. Nous pouvons déconfiner mais le fait qu’il reste du virus en circulation, que cette région est très dense et que les échanges y sont nombreux, nous impose une discipline renforcée", a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe tandis que la ministre de la Santé Olivier Véran a appelé à "la plus grande vigilance" dans la région. "Nous voulons à tout prix éviter une reprise de l'épidémie", a ajouté le ministre.
 
Pourquoi redoute-t-on une 2e vague dans les hôpitaux ?
L'épidémie de coronavirus pourrait connaître un revirement brutal alors que les chiffres émanant des hôpitaux progressent depuis plusieurs semaines maintenant. Et ce sont justement les hôpitaux qui font l'objet des plus grandes inquiétudes. Une étude des modélisateurs de Public Health Expertise, disponible sur le site MedRxiv, dont Le Monde s'est fait l'écho ce jeudi, permet de simuler la circulation du Covid-19 au sein d'une population fictive de 500 000 personnes et de voir ses effets en ajustant les scénarios. Celui énoncé par le gouvernement - déconfinement, mais maintien de la distanciation social et port du masque - conduirait, selon les résultats de cette étude, à des hôpitaux submergés dès la fin du mois de juillet et plus précisément à des services de réanimation largement débordés.
 
Pour remédier à ce scénario catastrophe, qui condamnerait les Français à un nouveau confinement selon les auteurs de l'étude, la solution pourrait être d'encourager les personnes les plus vulnérables comme les seniors ou les diabétiques à limiter leurs contacts et leurs sorties au strict minimum jusqu'à la fin de l'année 2020. La réduction du nombre de morts serait alors considérable, mais cela pourrait également avoir comme effet de favoriser l'immunité collective des personnes ayant le moins de risques de présenter des formes graves du coronavirus. "Il ne s’agit pas d’exposer une partie de la population plutôt qu’une autre mais de tenir compte du déséquilibre de risque entre elles", explique Nicolas Hoertel, l'un des auteurs de l'étude, au Monde.

linternaute.com

Vendredi 8 Mai 2020 - 09:21



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