Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)


PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)



Coronavirus : un "pic d'admission à l'hôpital et en réanimation" attendu en France

La pandémie de coronavirus continue de se propager à travers le monde, et notamment aux Etats-Unis, avec des contaminations en forte hausse. Au 15e jour de confinement en France, mardi 31 mars, Emmanuel Macron est attendu en visite dans une usine de masques et va s'exprimer. Suivez les dernières informations.



La barre des 3.000 décès à l'hôpital (3.024) a été franchie lundi en France, dont 418 enregistrés au cours des dernières 24 heures, soit la plus forte augmentation en nombre sur une journée depuis le début de l'épidémie, selon le bilan mis en ligne par le gouvernement. Le nombre total de personnes hospitalisées est désormais proche de 21.000 (+1.592 depuis dimanche) dont un très fort afflux de cas lourds en réanimation (+ 424) où sont admis à ce jour 5.056 patients selon la même source.
CONTINUITÉ PÉDAGOGIQUE
Entre "5 et 8% des élèves" ont été "perdus" par leurs professeurs, qui ne peuvent pas les joindre pour assurer la "continuité pédagogique", selon Jean-Michel Blanquer. Deux semaines après la fermeture des écoles, les ministre de l'Education reconnaît qu'il existe un "grand risque" que la situation actuelle "creuse les inégalités", entre les familles qui ont la possibilité de faire la classe à la maison et les autres.
 
Pour y remédier, il a détaillé plusieurs dispositifs qui doivent permettre d'"aller chercher des élèves". Un accord a notamment été passé avec La Poste, qui "va permettre à chaque professeur d'envoyer à partir de son ordinateur un document imprimé à un élève qui n'a pas d'équipement numérique ou qu'il n'a pas réussi à joindre autrement", a-t-il détaillé. Des tablettes pourront également être distribuées par des collectivités locales ou des associations aux familles.
 
DÉPÔT DE BILAN
La fédération de rugby des Etats-Unis annonce son dépôt de bilan. "Nos difficultés financières existantes ont été accélérées par l'impact de la pandémie de Covid-19 pesant sur les activités de rugby", a expliqué USA Rugby dans un communiqué publié sur son site internet.
"À Paris, hier, nous avions eu 303.000 contrôles, et près de 25.000 verbalisations", déclare sur Franceinfo Rémy Heitz, le procureur de la République de Paris, qui a cependant salué la "majorité" de la population qui respecte les consignes de confinement.
Parmi les autres actions des forces de l'ordre, celle de répondre aux violences intrafamiliales. Rémy Heitz annonce ainsi une triste hausse de 36% des déplacements de la police pour ce type de violences. "Il ne faut pas que le confinement soit synonyme d'indifférence."
💬 "A Paris, hier, nous avions eu 303 000 contrôles, et nous avons eu près de 25 000 verbalisations, le confinement est respecté par la majorité", déclare sur franceinfo Rémy Heitz, le procureur de la République de Paris
POINT SUR LES SYMPTÔMES
Si les symptômes du Covid-19 sont parfois bénins et varient d'un patient à l'autre, certains sortent du lot et paraissent bel et bien caractéristiques de ce nouveau coronavirus, que notre système immunitaire ne connaît pas.
 
L'une des caractéristiques, c'est son aspect fluctuant, soulignent des médecins interrogés par l'AFP. L'asthénie, c'est-à-dire la fatigue et les maux de tête, est elle aussi fréquemment décrite, tout comme des poussées de fièvre, fluctuantes mais généralement moins fortes qu'avec d'autres grippes. Une toux sèche, à laquelle s'ajoutent parfois mal de gorge et nez qui coule, peut aussi être évocatrice de la maladie, tout comme des troubles intestinaux. Enfin, le virus peut aussi provoquer des douleurs quand il touche les poumons. Le ressenti le plus rapporté est alors d'avoir les poumons "dans un étau".
 
Mais LE signe qui a été récemment repéré, et qui n'avait pas été décrit de manière isolée chez les premières victimes en Chine, c'est la perte brutale de l'odorat. Ainsi, à l'Hôpital-Fondation Rothschild à Paris, la soixantaine de patients anosmiques testés étaient à 90% positifs au Covid-19. Ce signe clinique pourrait devenir un "symptôme pathognomonique", c'est-à-dire qu'il permet à lui seul d'établir le diagnostic.
 
BOURSE DE PARIS
La Bourse de Paris ouvre en timide hausse de 1,35% à 4.437,78 points, les investisseurs se montrant frileux alors que la pandémie de coronavirus continue à faire rage.
 
HÔPITAUX SOUS TENSION A PARIS
A l'hôpital Bicêtre, à Paris, il n'y a plus de lits ce matin. Et pour cause, les "rares lits libérés en fin d'après-midi hier ont été occupés immédiatement", selon l'adjoint au service de réanimation de l'établissement. Sur LCI, Xavier Monnet a déploré une situation "très, très tendue" dans la capitale. Mais, lueur d'espoir, le docteur a salué la proposition de Martin Hirsch, le directeur de l'AP-HP, d'oxygéner des patients à domicile. Une "très bonne option", qui permettrait de "libérer rapidement des lits d'hôpitaux", selon Xavier Monnet.
CHINE : CES CHIFFRES QUI QUESTIONNENT
Est-ce-que Pékin a menti ? "Pour l'instant, on se pose des questions", confie Bruno Pila. Le professeur en virologie, membre du conseil scientifique, rappelle en effet que cette région sert de "point de repère", et que les experts avancent donc "dans le flou". "On essaye de récupérer des informations, de façon directe et indirecte, à la fois sur le taux d'attaques que sur le nombre de décès", afin de "proposer le meilleur scénario". Une anticipation qui ne peut plus se faire avec les donnés de la Chine. "Est-ce-qu'il s'agit de deux fois plus ou dix fois plus ? Personne ne le sait."
 
Pur rappel, nous vous expliquions ici pourquoi les chiffres de l'épidémie en Chine sont remis en question.
 
FIN DU CONFINEMENT
 
Bruno Lina a confié être en train de "réfléchir", avec le Conseil scientifique, à la façon dont sera levé le confinement. Parmi les questions cruciales, celle de tester la population. "Il ne faudra peut être pas tester tout le monde, mais beaucoup plus de monde." Une "logistique et des infrastructures" importantes sont donc "en cours de déploiement, selon le professeur en virologie, afin d'"augmenter de façon extrêmement significative notre capacité à faire des tests".
 
Ainsi, selon le membre du Conseil scientifique, la France "devrait être dans la capacité de réaliser 50.000 tests par jour", et ceci dans une "échéance relativement brève", à savoir "une dizaine de jours". Courant avril, les autorités devraient donc être en capacité de tester les populations cibles pour organiser la sortie.
 
CONFINEMENT : JUSQU'À QUAND?
 
Membre du conseil scientifique, Bruno Lina a été interrogé sur la période de confinement. Tandis qu'il préconisait de mettre en place ce dispositif jusqu'au 28 avril, le gouvernement a décidé, de le prolonger "d'au moins 15 jours". De quoi laisser penser qu'il pourrait être à nouveau augmenté. Car toutes les propositions de date de fin sont "basée sur une hypothèse de résultat". Il y a donc aujourd'hui "beaucoup d'incertitudes".
 
"Il est important de voir ce qu'il va se passer dans les jours qui viennent en terme de dynamique épidémique."
 
CONFINEMENT : QUEL ENSEIGNEMENT?
 
Cela fait désormais deux semaines que la France est en confinement. Cependant, il est encore trop tôt pour en tirer des enseignements, selon Bruno Lina. Interrogé sur LCI, le professeur en virologie et membre du conseil scientifique explique ainsi qu'il va encore "falloir attendre quelques jours".
 
Car, entre le moment où l'on déclenche un mécanisme tel que le confinement et les effets, il y a un "phénomène d'inertie". Avant cela, il faudra passer par un "phénomène de pic d'admission à l'hôpital et d'admission en réanimation", qui sont les "deux marqueurs à surveiller", afin d'étudier la performance du confinement. La mortalité n'est, elle, pas la donnée la plus significative, donc.
 
CHLOROQUINE : DES EFFETS QUI SE FONT SENTIR EN PHARMACIE
 
Giles Bonnefond, le président de l'union des syndicats de pharmaciens, salue ce mardi le décret du gouvernement régulant l'usage de la chloroquine, qui a permis aux pharmacies de garantir ce médicament à "ceux qui en ont besoin". "Lorsqu'il y a une sur-communication autour d'un médicament dit 'miracle', ça entraîne des effets très importants, avec des patients qui en ont besoin qui peuvent se retrouver en rupture."

lci.fr

Mardi 31 Mars 2020 - 08:47



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter