C'était presque une conférence meeting où le gouvernement faisait la claque aux bons mots ou aux déclarations choc du Premier ministre, Amadou Gon Coulabaly, porteur d'un discours empreint de satisfaction pour le chemin parcouru depuis un an et conscient des défis à relever pour les prochaines années.
Quand on lui oppose que le récent rapport de la Banque mondiale sur l'état économique du pays n'est pas fait que de louanges à propos de l'action gouvernementale, le Premier ministre, qui ne se démonte jamais, répond: « Tous les éléments de productivité, nous allons les discuter avec le secteur privé et nous verrons ensemble ce qu’il faut faire ! Et tout ce qui apparaîtra comme objectifs, que ce soit au niveau privé comme au niveau public, nous le ferons. »
Question plus politique dans la salle : est-ce que le gouvernement ivoirien va se plier à la demande de la Cour africaine des droits de l'homme de refondre la Commission électorale indépendante, sans vraiment répondre le Premier ministre laisse entendre que l'action d'une ONG -si respectable soit le NDI [Institut National Démocratique pour les Affaires Internationales]- est plus importante que les recommandations d'une institution panafricaine dont la Côte d'Ivoire a pourtant reconnu les compétences. « La CEI est issue d’un consensus politique et ce consensus a été facilité et organisé par le NDI alors, la Cour africaine des droits de l’homme, je vous invite à aller voir comment ce jugement est arrivé et par qui la plainte a été déposée ! »
Quand on lui oppose que le récent rapport de la Banque mondiale sur l'état économique du pays n'est pas fait que de louanges à propos de l'action gouvernementale, le Premier ministre, qui ne se démonte jamais, répond: « Tous les éléments de productivité, nous allons les discuter avec le secteur privé et nous verrons ensemble ce qu’il faut faire ! Et tout ce qui apparaîtra comme objectifs, que ce soit au niveau privé comme au niveau public, nous le ferons. »
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