Trois organisations de défense des droits de l'homme se sont constituées partie civile devant les tribunaux ivoiriens. Elles souhaitent soutenir 75 personnes victimes d'exactions pendant la crise post-électorale de 2010 et 2011. Mais aussi partager certaines informations dont elles disposent.
Cette annonce intervient alors que la commission nationale d'enquête doit bientôt remettre son rapport au président Alassane Ouattara. En Côte d'Ivoire, certains craignent que ce rapport manque d'impartialité. Pour Florent Geel de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, « on peut craindre un rapport partial pas forcément par volonté mais par manque d'informations ».
Cette annonce intervient alors que la commission nationale d'enquête doit bientôt remettre son rapport au président Alassane Ouattara. En Côte d'Ivoire, certains craignent que ce rapport manque d'impartialité. Pour Florent Geel de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, « on peut craindre un rapport partial pas forcément par volonté mais par manque d'informations ».
| Florent Geel de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme « Pour le moment, ce que l'on considère, c'est que la justice ivoirienne a été trop partiale. Pour le moment, il y a 120 individus inculpés, tous pro-Gbagbo. Pour que la paix et la réconciliation reviennent en Côte d'Ivoire, il faut que tous ceux qui ont commis des crimes répondent des crimes qu'ils ont commis. » C'est aussi l'avis du groupe des Anciens. Son président a lancé un appel aux autorités ivoiriennes pour qu'elles travaillent davantage à la réconciliation. L'archevêque sud-africain et prix Nobel de la Paix Desmond Tutu ajoute que le processus se heurte à l'insécurité, mais aussi au sentiment d'impunité, à l'impression d'une justice pour les vainqueurs. De son côté, pou le FPI (Front populaire ivoirien), le parti pro-Gbagbo, cette réconcliation ne peut pas se faire sans la présence de l'ancien président Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire.
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