Face au tribunal, le sergent-chef Mohamed Zerbo affirme n’avoir « tué personne, ni donné de coups à quiconque ». Visiblement embarrassé par les déclarations de l'ex-commando de l'ancienne garde présidentielle, le parquet militaire suggère au tribunal de transformer la charge de « meurtre » en celle de « crime contre l'humanité ».
Les avocats des parties civiles soutiennent cette proposition. Ainsi, pour Maître Sayouba Neya, « C’est une procédure, les juges sont saisis de faits. La qualification que ces faits peuvent recevoir peut évoluer à tout moment ». Il souligne que « les faits sont constants. Des gens sont morts, des gens ont été blessés et ça [ce] n’est pas discuté ».
Pour les avocats de la défense, le parquet militaire ne dispose pas de preuves matérielles contre leurs clients, même s'il y a eu des morts au cours des manifestations contre le coup d'Etat. Maître Idrissa Badini, avocat du sergent-chef Mohamed Zerbo rappelle que « c’est à l’accusation d’apporter les preuves contre les accusés » Or, « la preuve n’a pas été faite qu’il y a une corrélation directe entre les infractions et, notamment, les faits qu’on reproche à mon client ».
Le président du tribunal Seydou Ouedraogo a indiqué que la question du changement de l'infraction de « meurtre » en « crime contre l'humanité » sera discutée à la fin des débats si cela est nécessaire.
Les avocats des parties civiles soutiennent cette proposition. Ainsi, pour Maître Sayouba Neya, « C’est une procédure, les juges sont saisis de faits. La qualification que ces faits peuvent recevoir peut évoluer à tout moment ». Il souligne que « les faits sont constants. Des gens sont morts, des gens ont été blessés et ça [ce] n’est pas discuté ».
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