Six mois après son lancement, le Secrétaire général de l'association des médecins privés du
Sénégal, docteur Fallou Samb, tire un bilan décevant de la campagne de vaccination contre
le Covid-19. Toutefois, il appelle à une conjugaison de toutes les forces vives pour faire face à la pandémie.
«Il nous a valu 7 mois, de février à août pour atteindre 1 million de vaccinés. Donc, il nous faut 63 mois pour une couverture vaccinale efficace. Entre 60 et 80% de Sénégalais complètement vaccinés. La stratégie vaccinale du Sénégal est illisible, polymorphe, incertaine, incohérente et non souveraine, telle une sébile de mendiant. La campagne de vaccination marche à pas de caméléon. Et au regard de la tension au niveau mondial, les pays producteurs vont d'abord immuniser leurs populations, leurs amis et leurs alliés avant de se soucier des autres. Même si on dispose des moyens financiers, les vaccins seront difficiles à trouver», se désole le secrétaire général de l'association des médecins privés du Sénégal.
Dr Fallou Samb déplore la mise à l'écart des médecins privés dans cette campagne vaccinale, mais également dans la lutte contre la pandémie. D'après Dr Samb, la stratégie ne doit pas être totalement calquée sur le Programme élargi de vaccination (Pev). «Ce programme est essentiellement destiné aux enfants et aux femmes. La stratégie vaccinale doit être innovante, évolutive et offensive», soutient-il.
Selon lui, la vaccination qui reste coûteuse n'est pas la seule solution pour lutter contre le Covid-19.
Ainsi, il suggère une démocratisation des tests Pcr. Dr Fallou Samb: «La stratégie de monopole des tests d'abord par l'Institut Pasteur de Dakar et ensuite par l'Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et a formations (Iressef), ne s'explique pas du fait que le Sénégal dispose de 45 machines (Gent expert) capables de décentraliser les tests dans tous les départements. Une manière de disposer des résultats dans les meilleurs délais et de doter également des tests de diagnostic rapide. Cela permettra de prendre en charge de manière efficace les cas et endiguer les cas graves.»
avec L'Observateur
Sénégal, docteur Fallou Samb, tire un bilan décevant de la campagne de vaccination contre
le Covid-19. Toutefois, il appelle à une conjugaison de toutes les forces vives pour faire face à la pandémie.
«Il nous a valu 7 mois, de février à août pour atteindre 1 million de vaccinés. Donc, il nous faut 63 mois pour une couverture vaccinale efficace. Entre 60 et 80% de Sénégalais complètement vaccinés. La stratégie vaccinale du Sénégal est illisible, polymorphe, incertaine, incohérente et non souveraine, telle une sébile de mendiant. La campagne de vaccination marche à pas de caméléon. Et au regard de la tension au niveau mondial, les pays producteurs vont d'abord immuniser leurs populations, leurs amis et leurs alliés avant de se soucier des autres. Même si on dispose des moyens financiers, les vaccins seront difficiles à trouver», se désole le secrétaire général de l'association des médecins privés du Sénégal.
Dr Fallou Samb déplore la mise à l'écart des médecins privés dans cette campagne vaccinale, mais également dans la lutte contre la pandémie. D'après Dr Samb, la stratégie ne doit pas être totalement calquée sur le Programme élargi de vaccination (Pev). «Ce programme est essentiellement destiné aux enfants et aux femmes. La stratégie vaccinale doit être innovante, évolutive et offensive», soutient-il.
Selon lui, la vaccination qui reste coûteuse n'est pas la seule solution pour lutter contre le Covid-19.
Ainsi, il suggère une démocratisation des tests Pcr. Dr Fallou Samb: «La stratégie de monopole des tests d'abord par l'Institut Pasteur de Dakar et ensuite par l'Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et a formations (Iressef), ne s'explique pas du fait que le Sénégal dispose de 45 machines (Gent expert) capables de décentraliser les tests dans tous les départements. Une manière de disposer des résultats dans les meilleurs délais et de doter également des tests de diagnostic rapide. Cela permettra de prendre en charge de manière efficace les cas et endiguer les cas graves.»
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