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#Covid_19 - Prés de 700 ressortissants américains évacués de Dakar

​L’Organisation mondiale de la santé (Oms) avait invité les pays africains à se préparer à faire face un pic pandémique. une alerte qui a poussé le gouvernement de Donald Trump à affréter deux vols spéciaux pour rapatrier près 700 ressortissants américains vivant dans notre pays. Ce rapatriement a été effectué samedi à bord d’un vol de la compagnie (Ethiopian Airlines) et lundi (Delta). Les avions des deux compagnies ont décollé de l’Aéroport international Blaise de Diagne de Diass (Aibd).



Dans la nuit de samedi à dimanche 15 mars 2020, à l’aéroport Blaise Diagne, un vol de la compagnie Ethiopian Airlines affrété par les Etats unis d’Amérique (Usa) a évacué 350 ressortissants américains. Il a été suivi d’un second vol, de la compagnie américaine Delta cette fois-ci, ayant à son bord près de 380 passagers. Ce dernier avion a décollé dans la nuit du dimanche à lundi 23 mars 2020 c’est-à-dire avant-hier. Au finish, près de 700 ressortissants américains ont été « exfiltrés » de Dakar à bord de ces deux vols spéciaux aux allures d’une véritable opération aéroportée. La plupart des américains concernés par ce rapatriement massif sont des coopérants, des diplomates, hommes d’affaires, missionnaires et autres binationaux (sénégalo-américains, Nigériano-Américains etc). Il s’agit majoritairement de ce que Washington appelle du « personnel non essentiel ».

En poussant ses investigations, « Le Témoin » quotidien a appris que ces opérations de rapatriement sont consécutives aux alertes de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) invitant les pays africains à se préparer à faire face à un pic pandémique à l’image de l’Europe. Effectivement selon le directeur général de l’Oms, Tedros Adhanom Ghebreyesus, les pays africains, jusque-là peu touchés par le coronavirus, doivent s’attendre au pire compte tenu de la propagation rapide du virus « même si le nombre de cas augmente, le meilleur conseil à donner à l’Afrique est de se préparer au pire et de se préparer dès aujourd’hui à la riposte », avait-il déclaré en guise d’alerte.

Une alerte prise très au sérieux par le Sénégal puisque le gouvernement avait déjà pris des mesures comme l’annulation des manifestations sportives, l’interdiction des grands rassemblements, notamment religieux, comme les Magals, Gamous et prières dans les mosquées, la fermeture des écoles et universités etc. Hier, le président de la République a durci le système de freinage du virus en décrétant l’état d’urgence suivi de couvre-feu sur l’étendue du territoire national. seulement, le plus grand défi pour le Sénégal et pour les pays africains en général, c’est la prise en charge des malades du Covid-19 qui relèvent de la réanimation. Or, les systèmes de santé de la plupart des pays africains sont défaillants. Et laissent craindre le pire en cas de pic. Car, aucun directeur de santé publique n’aurait imaginé accueillir 100 voire 500 patients dans une salle de réanimation.

Justement, c’est par crainte d’un débordement annoncé que le président Donald Trump a pris la précaution et la prévention de faire faire évacuer ses ressortissants vivant en Afrique. « Au moins, aux Usa,  les structures hospitalières semblent être mieux équipées pour la prise en charge des malades du coronavirus » a confié un ressortissant américain à un agent de l’Aibd au moment de son embarquement pour New-York où, avec ses compagnons de voyage, ils seront mis en quarantaine pendant deux semaines avant d’être autorisés à rejoindre leurs familles. Cela dit, compte tenu de la façon dont le Sénégal riposte actuellement face à l’ennemi invisible et meurtrier qu’est le coronavirus et de la manière dont il relève le défi de la prise en charge, il y a de quoi être optimiste…

Le Témoin

AYOBA FAYE

Mardi 24 Mars 2020 - 09:14


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